• CinemaCon 2015 : les innovations en matière de projection et de son

    CinemaCon s'est achevé jeudi 23 avril. Même si ce congrès des exploitants américains est considéré à Las Vegas comme une petite manifestation (la palme de la fréquentation reviendrait au congrès du bricolage en janvier avec 50 000 visiteurs), difficile de tout voir et de tout entendre : plus de 70 nationalités étaient représentées parmi les visiteurs et les exposants dont les stands se répartissaient entre deux halls d'exposition et diverses suites (pour les plus fortunés). Ce premier article fait la syntèse des innovations que Manice a pu remarquer, au milieu de la foule, des colonnes doriques et des machines à sous, en matière de son et surtout de projection sur grand écran. Lire la suite
  • CinemaCon (2) : les nouveaux outils numériques pour fidéliser le public

    Le thème de l'International day, la journée inaugurale de CinemaCon, était : mieux connaître ses spectateurs pour leur proposer des offres adaptées à leurs attentes qui les poussent à venir plus souvent au cinéma. Sujet très "fourre tout" à première vue mais les conférenciers de l'International day l'ont abordé sous un angle technique : comment fidéliser le public en exploitant efficacement les informations qu'engrangent les outils numériques des cinémas (caisses informatisées, site internet, Facebook,...) ? Cette journée , animée par des exploitants, des distributeurs et des spécialistes du marketing a montré l'évolution considérable des solutions destinées à fidéliser le public. Peut-on parler de révolution ? Lire la suite
  • CinemaCon (3) : des applications qui donnent au spectateur un accès direct au grand écran

    Bandes-annonces, pubs, films : faut il revoir l'ordonnancement traditionnel de la séance de cinéma ? Comme tous les protocoles établis depuis longtemps, celui là n'est pas facile à bousculer mais les positions sont en train d'évoluer : le fait que les jeunes aillent moins au cinéma (notamment aux USA) est pour un nombre croissant de professionnels - et pas seulement les "révolutionnaires" qui développent les technologies numériques - le signe qu'il est temps de toucher au coeur même de la sortie au cinéma, en mettant les tabous de côté. Comment ? Voici deux applications présentées à CinemaCon qui pourraient commencer à changer l'ordonnancement habituel des séances. Lire la suite
  • Interstellar : trop fort ?

    Les chaînes son de plusieurs salles ont subi des dommages pendant la projection d'Interstellar. Le nombre de cinémas touchés est limité (une quinzaine d’écrans seraient ainsi concernés dans le réseau de TACC qui assure la maintenance d’environ 1 000 salles) mais suffisant pour que le phénomène ait retenu l'attention. Manice a interrogé des spécialistes du son et des intégrateurs pour comprendre ce qui s'est produit. En quoi le mixage son d'Interstellar est-il particulier ? Christopher Nolan, le réalisateur, a voulu que certains passages du film soient mixés "fort" et que les dialogues soient maintenus à un niveau relativement bas pendant ces séquences pour donner encore plus d'emphase aux sons d'ambiance et aux effets. Sans être exceptionnel, ce choix n'est pas habituel Lire la suite
  • Handicap sensoriel : les solutions d'accessibilité aux salles basées sur le wifi

    Rendre les salles de cinéma accessibles aux handicapés sensoriels sans avoir à leur distribuer de matériel à l'entrée est désormais possible. Deux solutions sont commercialisées en France :Twavox depuis l'automne 2014 et CinemaConnect de Sennheiser qui vient d'être lancée. Basées sur la transmission des données par wifi, ces solutions permettent aux malvoyants et aux malentendants de capter des sons ou des sous-titres émis depuis la cabine de projection sur leur smartphone, leur tablette ou même sur un simple balladeur de type Ipod. Lire la suite
  • Projection laser : la solution de Barco

    Il y a aujourd'hui deux types de projecteurs laser. Les premiers sont destinés aux écrans de petite taille ou de taille intermédiaire (moins de 11 mètres). Les seconds visent les écrans de très grande taille. Le projecteur Barco DP4K-60L s'inscrit dans cette deuxième catégorie : il développe 60 000 lumens, soit deux fois la puissance lumineuse des projecteurs xénon les plus puissants. Ce projecteur est déjà installé dans quelques cinémas en Europe dont le Kinepolis de Lomme depuis décembre. Manice a pu le découvrir au siège de Barco. Dans ce premier article, nous présentons les caractéristiques du DP4K-60L. Les performances et les modalités d'utilisation du projecteur sont abordées dans les deux articles suivants. Lire la suite
  • Principes de base de la projection laser

    Les articles qui suivent essaient de répondre à trois questions : comment est fabriquée la lumière d' projecteur laser ? Comment diffuser la lumière du laser de la source jusqu'à la tête du projecteur ? Quels sont les principes de projection laser existants pour le cinéma ( projection 3P, 6P et projection basée sur le "laser hybride") ? Quand on veut expliquer les principes d'une technologie relativement complexe de manière simple et concise, le risque est de tomber dans le simplisme. Les connaisseurs de la projection laser sont invités à cliquer sur le bouton "ajouter un commentaire" en bas de page quand ils le jugeront nécessaire. Pour schématiser, une source laser se compose de 4 modules : - les diodes laser occupent un de ces modules. Ce Lire la suite
  • 1 CinemaCon 2015 : les innovations en matière de projection et de son
  • 2 CinemaCon (2) : les nouveaux outils numériques pour fidéliser le public
  • 3 CinemaCon (3) : des applications qui donnent au spectateur un accès direct au grand écran
  • 4 Interstellar : trop fort ?
  • 5 Handicap sensoriel : les solutions d'accessibilité aux salles basées sur le wifi
  • 6 Projection laser : la solution de Barco
  • 7 Principes de base de la projection laser

Un article de Variety révèle un étonnant aspect technique de la sortie du très attendu « Transformers : dark of the moon. » A un moment critique pour le cinéma en relief (les chiffres enregistrés par les écrans 3 D sont en baisse aux USA), le réalisateur Michael Bay prend une initiative visant à corriger un défaut trop souvent constaté lors des séances en trois dimensions : le manque de lumière sur l'écran. Pour cela, le metteur en scène et son équipe ont étalonné un DCPspécial dont la luminosité a été entièrement corrigée pour la diffusion en relief.

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Les salles équipées en relief vont-elles gagner en
luminosité grâce à des copies spéciales ?

Afin de mieux comprendre la démarche de l'équipe de Transformers, il faut rappeler que les techniques 3D diminuent drastiquement la luminance des images à la projection. Les lunettes et, dans le cas de certaines solutions 3D, les filtres placés à l'intérieur du projecteur ou devant l'objectif, absorbent entre 75 et 90 % de la lumière émise par la lampe. Cette perte peut être partiellement compensée par l'utilisation d'un xénon très puissant, d'un projecteur très lumineux ou par l'utilisation simultanée de deux projecteurs numériques (à l'instar de la solution IMAX ). Mais inversement, ce manque de lumière peut être aggravé par les pratiques des exploitants, comme le rappelle Variety : par souci d'économies, certains cinémas brident la puissance des lampes ou changent les xénons usés à la dernière limite. Les conséquences sont évidentes : des séances en relief encore plus sombres.

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Xénon trop usé = luminosité détériorée

Sans résoudre tous les problèmes, l'initiative de Michael Bay semble apporter une solution simple et efficace. Habituellement, les DCP 3D sont étalonnés pour être diffusés à un niveau de luminance de 3.5 ft/l (environ 13 candelas). Pour « Transformers », la copie numérique spéciale a été étalonnée pour être projetée à 6.0 ft/l (23 candelas). Le réalisateur estime que c'est la meilleure solution technique pour garantir une qualité optimale au spectateur : « nous avons créé une version spéciale avec une netteté, un contraste et des couleurs améliorés. » (...) « Avec une image plus lumineuse, le cerveau travaille différemment pour un résultat plus frappant et plus excitant. »

Longtemps sceptique à l'égard du cinéma en relief, Michael Bay est-il en train de montrer la voie pour la 3D ? Son initiative n'est pas exempte de critiques : Variety précise que seules les salles équipées avec le procédé Real D bénéficieront du DCP spécial pour Transformers (environ 2000 écrans aux USA). Les autres systèmes 3 D (Dolby, Xpand...) recevront une copie numérique standard étalonnée à 3.5 ft/l... D''un cinéma à l'autre, les spectateurs risquent donc de ne pas voir exactement le même film. Or, l'un des atouts majeurs du cinéma numérique est précisément de pouvoir garantir une qualité de projection constante et toujours conforme à la vision du cinéaste. Ici, le public ne saura pas s'il voit la version « optimisée » ou « normale ».

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En "RealD 3D and IMAX 3 D" : et les autres systèmes 3D ?...

A l'évidence, la décision de Michael Bay et du studio Paramount vise à garantir une expérience relief de qualité. Toutefois, n'y a-t-il pas un risque d'exploitation à double vitesse qui verrait des salles bénéficier de copies optimisées et d'autres de copies 3D « standards » ? Cette initiative est-elle vouée à rester un cas isolé où va-t-elle inspirer d'autres réalisateurs ? Dans tous les cas, hors festival ou présentation IMAX, c'est la première fois que des DCP d'un même film proposent des étalonnages radicalement différents au niveau de la luminosité. Preuve que le cinéma 3 D en est encore a ses débuts et qu'il n'a pas fini de faire bouger les frontières de l'exploitation numérique.  

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