• Handicap sensoriel : les solutions d'accessibilité aux salles basées sur le wifi

    Rendre les salles de cinéma accessibles aux handicapés sensoriels sans avoir à leur distribuer de matériel à l'entrée est désormais possible. Deux solutions sont commercialisées en France :Twavox depuis l'automne 2014 et CinemaConnect de Sennheiser qui vient d'être lancée. Basées sur la transmission des données par wifi, ces solutions permettent aux malvoyants et aux malentendants de capter des sons ou des sous-titres émis depuis la cabine de projection sur leur smartphone, leur tablette ou même sur un simple balladeur de type Ipod (qui capte seulement le signal wifi - pas la téléphonie mobile). Les spectateurs peuvent ainsi lire des sous-titres sur leur écran ou écouter une bande son spécifique en branchant un casque audio sur leur récepteur. Avant de décrire les Lire la suite
  • Principes de base de la projection laser

    Les articles qui suivent essaient de répondre à trois questions : comment est fabriquée la lumière d' projecteur laser ? Comment diffuser la lumière du laser de la source jusqu'à la tête du projecteur ? Quels sont les principes de projection laser existants pour le cinéma ( projection 3P, 6P et projection basée sur le "laser hybride") ? Quand on veut expliquer les principes d'une technologie relativement complexe de manière simple et concise, le risque est de tomber dans le simplisme. Les connaisseurs de la projection laser sont invités à cliquer sur le bouton "ajouter un commentaire" en bas de page quand ils le jugeront nécessaire. Pour schématiser, une source laser se compose de 4 modules : - les diodes laser occupent un de ces modules. Ce Lire la suite
  • Projection laser : la solution de Barco

    Il y a aujourd'hui deux types de projecteurs laser. Les premiers sont destinés aux écrans de petite taille ou de taille intermédiaire (moins de 11 mètres). Les seconds visent les écrans de très grande taille. Le projecteur Barco DP4K-60L s'inscrit dans cette deuxième catégorie : il développe 60 000 lumens, soit deux fois la puissance lumineuse des projecteurs xénon les plus puissants. Ce projecteur est déjà installé dans quelques cinémas en Europe dont le Kinepolis de Lomme où il a été installé en décembre. Manice a pu le découvrir au siège de Barco. Dans ce premier article, nous présentons les caractéristiques du DP4K-60L. Les performances et les modalités d'utilisation du projecteur sont abordées dans les deux articles suivants. 6 sources Laser Lire la suite
  • Comment est restitué le son Atmos ?

    Les principes de base des deux procédés de son en relief - canaux sonores pour Auro 3D et objets sonores pour Dolby Atmos - ont été expliqués sur Manice. Nous nous intéressons maintenant à la façon dont le son 3D est concrètement restitué dans une salle de cinéma. Ce premier article décrit les techniques mises en oeuvre pour diffuser le son Atmos. Pour qu'un son se déplace dans la salle Atmos sans discontinuité, il faut que le maillage de hauts parleurs soit assez dense. Ce maillage est décrit dans la première partie de cet article. Par ailleurs, quand un son passe d'une enceinte à une autre, chacune doit le restituer avec la même puissance et la même tonalité - les spécialistes parlent plutôt Lire la suite
  • Durée de vie et entretien des toiles d'écrans

    Pour maintenir une bonne qualité de projection, il est recommandé de remplacer une toile d'écran tous les 7 ans voire tous les 5 dans les salles de festivals ou celles qui accueillent des avant-premières régulièrement. Pourquoi une telle durée de vie et comment obtenir d'une toile le meilleur rendement possible ? Voici les conseils de Demospec, la filiale du groupe Harkness qui nous avait ouvert il y a quelques semaines les portes de ses ateliers de fabrication. Principales causes du vieillissement d'une toile d'écran Le vieillissement d'une toile est d'abord inhérent à sa structure : le PVC blanc, qui en est le composant de base, jaunit avec le temps entraînant une dégradation progressive de la colorimétrie et du contraste des images. Quand Lire la suite
  • Pourquoi a-t-il fallu concevoir de nouvelles lampes pour le numérique ?

    http://www.manice.org/joom2011/images/couvushio.pngSi les principes de base de l'éclairage des projecteurs sont restés identiques à ceux du 35mm, il a fallu revoir la conception des lampes en profondeur pour les adapter aux exigences de la projection numérique. En 35mm, le parcours suivi par la lumière est beaucoup moins complexe que dans un projecteur numérique : un obturateur et un filtre catathermique (quand la lampe dépasse 1 600 watts) séparent la pellicule du faisceau lumineux réfléchi par le miroir. On peut considérer que le faisceau éclaire presque directement la pellicule :   principes d'éclairage en 35mm   En numérique, il faut éclairer des puces de projection (DMD ou SXRD) dont la surface est beaucoup plus réduite que celle d'un photogramme sur une pellicule. Le faisceau Lire la suite
  • Les différentes familles de lampes xénon à arc court

    Le numérique a ajouté aux lampes génériques, qui peuvent être utilisées sur tous les types de projecteurs, une deuxième famille de xénon : les lampes dédiées à chaque marque de projecteurs.   Les lampes dédiées Pour que l'éclairage soit encore plus précis, les fabricants ont lancé des lampes adaptées à l'architecture des projecteurs des différents fabricants. La conception de ces xénon dédiés tient notamment compte des caractéristiques du chemin de lumière, de celles du miroir, du volume d'espace disponible pour loger la lampe,... La forme du bulbe des lampes dédiées peut ainsi varier d'une marque à l'autre, pas seulement pour une question de place dans le projecteur : la forme est aussi étudiée pour que les dépôts de tungstène résultant de l'usure Lire la suite
  • Garantir une qualité constante de projection avec Qalif Optimizer

    Le numérique a permis de rendre la qualité de l'image plus uniforme dans les salles car tous les DCP sont des copies exactes de la version validée en laboratoire. Mais disposer d'un équipement de projection bien réglé reste un point crucial : une optique déréglée, une lampe mal alignée ou une enceinte hors service peuvent sérieusement dégrader la qualité de la présentation d'une œuvre. Les intégrateurs et les opérateurs des salles sont là pour veiller à la qualité des réglages mais avec certaines limites : les premiers disposent de tous les outils de calibration nécessaires pour effectuer ces réglages mais ils ne peuvent pas être présents dans les salles à chaque fois qu'il faut les corriger. Et les opérateurs, qui n'ont pas Lire la suite
  • 1 Handicap sensoriel : les solutions d'accessibilité aux salles basées sur le wifi
  • 2 Principes de base de la projection laser
  • 3 Projection laser : la solution de Barco
  • 4 Comment est restitué le son Atmos ?
  • 5 Durée de vie et entretien des toiles d'écrans
  • 6 Pourquoi a-t-il fallu concevoir de nouvelles lampes pour le numérique ?
  • 7 Les différentes familles de lampes xénon à arc court
  • 8 Garantir une qualité constante de projection avec Qalif Optimizer

Un article de Variety révèle un étonnant aspect technique de la sortie du très attendu « Transformers : dark of the moon. » A un moment critique pour le cinéma en relief (les chiffres enregistrés par les écrans 3 D sont en baisse aux USA), le réalisateur Michael Bay prend une initiative visant à corriger un défaut trop souvent constaté lors des séances en trois dimensions : le manque de lumière sur l'écran. Pour cela, le metteur en scène et son équipe ont étalonné un DCPspécial dont la luminosité a été entièrement corrigée pour la diffusion en relief.

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Les salles équipées en relief vont-elles gagner en
luminosité grâce à des copies spéciales ?

Afin de mieux comprendre la démarche de l'équipe de Transformers, il faut rappeler que les techniques 3D diminuent drastiquement la luminance des images à la projection. Les lunettes et, dans le cas de certaines solutions 3D, les filtres placés à l'intérieur du projecteur ou devant l'objectif, absorbent entre 75 et 90 % de la lumière émise par la lampe. Cette perte peut être partiellement compensée par l'utilisation d'un xénon très puissant, d'un projecteur très lumineux ou par l'utilisation simultanée de deux projecteurs numériques (à l'instar de la solution IMAX ). Mais inversement, ce manque de lumière peut être aggravé par les pratiques des exploitants, comme le rappelle Variety : par souci d'économies, certains cinémas brident la puissance des lampes ou changent les xénons usés à la dernière limite. Les conséquences sont évidentes : des séances en relief encore plus sombres.

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Xénon trop usé = luminosité détériorée

Sans résoudre tous les problèmes, l'initiative de Michael Bay semble apporter une solution simple et efficace. Habituellement, les DCP 3D sont étalonnés pour être diffusés à un niveau de luminance de 3.5 ft/l (environ 13 candelas). Pour « Transformers », la copie numérique spéciale a été étalonnée pour être projetée à 6.0 ft/l (23 candelas). Le réalisateur estime que c'est la meilleure solution technique pour garantir une qualité optimale au spectateur : « nous avons créé une version spéciale avec une netteté, un contraste et des couleurs améliorés. » (...) « Avec une image plus lumineuse, le cerveau travaille différemment pour un résultat plus frappant et plus excitant. »

Longtemps sceptique à l'égard du cinéma en relief, Michael Bay est-il en train de montrer la voie pour la 3D ? Son initiative n'est pas exempte de critiques : Variety précise que seules les salles équipées avec le procédé Real D bénéficieront du DCP spécial pour Transformers (environ 2000 écrans aux USA). Les autres systèmes 3 D (Dolby, Xpand...) recevront une copie numérique standard étalonnée à 3.5 ft/l... D''un cinéma à l'autre, les spectateurs risquent donc de ne pas voir exactement le même film. Or, l'un des atouts majeurs du cinéma numérique est précisément de pouvoir garantir une qualité de projection constante et toujours conforme à la vision du cinéaste. Ici, le public ne saura pas s'il voit la version « optimisée » ou « normale ».

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En "RealD 3D and IMAX 3 D" : et les autres systèmes 3D ?...

A l'évidence, la décision de Michael Bay et du studio Paramount vise à garantir une expérience relief de qualité. Toutefois, n'y a-t-il pas un risque d'exploitation à double vitesse qui verrait des salles bénéficier de copies optimisées et d'autres de copies 3D « standards » ? Cette initiative est-elle vouée à rester un cas isolé où va-t-elle inspirer d'autres réalisateurs ? Dans tous les cas, hors festival ou présentation IMAX, c'est la première fois que des DCP d'un même film proposent des étalonnages radicalement différents au niveau de la luminosité. Preuve que le cinéma 3 D en est encore a ses débuts et qu'il n'a pas fini de faire bouger les frontières de l'exploitation numérique.  

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