• Quelle information sur les technologies du cinéma ?

    Manice a expliqué les technologies de projection numérique sur grand écran pendant plus de 10 ans. Un autre dispositif d'informations s'impose aujourd'hui car le numérique concerne un nombre croissant d'activités dans les salles. Comment parler de cette généralisation de l'usage du numérique ? Sur quelles technologies faut-il mettre l'accent ? Ce sujet et quelques autres sont abordés dans le questionnaire que nous avons conçu avec l'Observatoire de la satisfaction. En consacrant 2 à 3 minutes à ce questionnaire, vous nous apporterez des indications précieuses sur la façon dont le travail d'information sur les technologies numériques du cinéma peut être poursuivi.   Lire la suite
  • L'avenir du numérique vu par Sony digital cinema

    Sony tient une place à part dans le d-cinéma : alors que ses concurrents avaient opté pour la puce DLP cinema 2K de Texas instruments, Sony a choisi de développer son propre procédé de projection, le SXRD, technologie grâce à laquelle le constructeur a pu proposer le format d'image 4K aux exploitants dès 2007. Aujourd'hui, le SXRD occupe une place de choix (environ 18 000 écrans dans le monde) et le 4K est dans les gammes de tous les fabricants de projecteurs de cinéma. L'avenir de Sony digital cinema sera t'il marqué par d'autres choix stratégiques à contre courant ? Les réponses d'Oliver Pasch, responsable des ventes de Sony digital cinema pour l'Europe. Lire la suite
  • Enquêtes en ligne sur les films : l'exemple de CinéPanel

    Interroger des spectateurs pour savoir ce qu'ils pensent d'un film, du cinéma où ils l'ont vu ou pour évaluer l'impact qu'ont sur eux une bande annonce ou une affiche peut se faire aujourd'hui beaucoup plus simplement avec le numérique. En quoi consistent ces nouvelles pratiques ? Comment font elles évoluer les méthodes d'enquête et quels sont leurs bénéfices pratiques et économiques ? Manice s'est intéressé au cas de CinéPanel, un nouveau dispositif d'enquêtes numériques mis au point par l'Observatoire de la Satisfaction qui gère par ailleurs depuis une quinzaine d'années l'Echo du public, un baromètre qui mesure l'avis des spectateurs sur les films qui sortent chaque semaine dans les salles. Lire la suite
  • L'éditeur Webedia poursuit son expansion dans le cinéma

    Après avoir repris Allociné en 2013, Webedia a racheté au début de l'année Côté ciné group en France et l'éditeur de magazines professionnels Box office media aux USA. Une autre société américaine, qui gère des bases de données sur les films et la programmation des salles, vient à son tour d'être acquise par Webedia. Comme tous les acteurs du numérique qui ont le vent en poupe, Webedia est une jeune société (2007) qui grandit vite. Mais qu'est ce qui pousse cet éditeur de sites web qui touchent des domaines aussi divers que la cuisine, les jeux vidéo ou le tourisme à cette frénésie d'achats dans le cinéma ? Lire la suite
  • L'avenir du cinéma numérique : Highlands technologies solutions

    Highlands Technologies Solutions est dirigée par Patrick Zucchetta qui a contribué au succès de Doremi jusqu'en 2014 (année de la reprise de la société par Dolby). HTS a d'abord capitalisé sur l'expérience passée pour innover dans le domaine de la projection avec Qalif, un système de mesure de la qualité de l'image sur grand écran. Les innovations de HTS se sont ensuite étendues à d'autres activités des salles de cinéma : l'affichage dynamique avec YouActive et la création de contenus avec CineCardz. Nouveaux programmes pour le grand écran, avenir de la projection et évolution de l'affichage dans les halls sont les trois thèmes de l'interview de Patrick Zucchetta. Lire la suite
  • L'avenir du cinéma numérique vu par Ciné Digital Service

    10 ans après le début de son déploiement dans les salles, quel est l'avenir du cinéma numérique ? Après avoir donné le point de vue de Barco, Manice publie celui de Ciné Digital Service, le leader de l'intégration numérique sur le marché français. CDS anticipe la prochaine phase de renouvellement des équipements d-cinéma : à quel rythme va se dérouler ce redéploiement ? Avec quels types d'équipements et quels financements ? Parmi les innovations lancées dans le domaine de l'image et du son depuis le début du numérique, lesquelles sont susceptibles de marquer les prochaines années ? Lire la suite
  • 1 Quelle information sur les technologies du cinéma ?
  • 2 L'avenir du numérique vu par Sony digital cinema
  • 3 Enquêtes en ligne sur les films : l'exemple de CinéPanel
  • 4 L'éditeur Webedia poursuit son expansion dans le cinéma
  • 5 L'avenir du cinéma numérique : Highlands technologies solutions
  • 6 L'avenir du cinéma numérique vu par Ciné Digital Service

Un article de Variety révèle un étonnant aspect technique de la sortie du très attendu « Transformers : dark of the moon. » A un moment critique pour le cinéma en relief (les chiffres enregistrés par les écrans 3 D sont en baisse aux USA), le réalisateur Michael Bay prend une initiative visant à corriger un défaut trop souvent constaté lors des séances en trois dimensions : le manque de lumière sur l'écran. Pour cela, le metteur en scène et son équipe ont étalonné un DCPspécial dont la luminosité a été entièrement corrigée pour la diffusion en relief.

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Les salles équipées en relief vont-elles gagner en
luminosité grâce à des copies spéciales ?

Afin de mieux comprendre la démarche de l'équipe de Transformers, il faut rappeler que les techniques 3D diminuent drastiquement la luminance des images à la projection. Les lunettes et, dans le cas de certaines solutions 3D, les filtres placés à l'intérieur du projecteur ou devant l'objectif, absorbent entre 75 et 90 % de la lumière émise par la lampe. Cette perte peut être partiellement compensée par l'utilisation d'un xénon très puissant, d'un projecteur très lumineux ou par l'utilisation simultanée de deux projecteurs numériques (à l'instar de la solution IMAX ). Mais inversement, ce manque de lumière peut être aggravé par les pratiques des exploitants, comme le rappelle Variety : par souci d'économies, certains cinémas brident la puissance des lampes ou changent les xénons usés à la dernière limite. Les conséquences sont évidentes : des séances en relief encore plus sombres.

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Xénon trop usé = luminosité détériorée

Sans résoudre tous les problèmes, l'initiative de Michael Bay semble apporter une solution simple et efficace. Habituellement, les DCP 3D sont étalonnés pour être diffusés à un niveau de luminance de 3.5 ft/l (environ 13 candelas). Pour « Transformers », la copie numérique spéciale a été étalonnée pour être projetée à 6.0 ft/l (23 candelas). Le réalisateur estime que c'est la meilleure solution technique pour garantir une qualité optimale au spectateur : « nous avons créé une version spéciale avec une netteté, un contraste et des couleurs améliorés. » (...) « Avec une image plus lumineuse, le cerveau travaille différemment pour un résultat plus frappant et plus excitant. »

Longtemps sceptique à l'égard du cinéma en relief, Michael Bay est-il en train de montrer la voie pour la 3D ? Son initiative n'est pas exempte de critiques : Variety précise que seules les salles équipées avec le procédé Real D bénéficieront du DCP spécial pour Transformers (environ 2000 écrans aux USA). Les autres systèmes 3 D (Dolby, Xpand...) recevront une copie numérique standard étalonnée à 3.5 ft/l... D''un cinéma à l'autre, les spectateurs risquent donc de ne pas voir exactement le même film. Or, l'un des atouts majeurs du cinéma numérique est précisément de pouvoir garantir une qualité de projection constante et toujours conforme à la vision du cinéaste. Ici, le public ne saura pas s'il voit la version « optimisée » ou « normale ».

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En "RealD 3D and IMAX 3 D" : et les autres systèmes 3D ?...

A l'évidence, la décision de Michael Bay et du studio Paramount vise à garantir une expérience relief de qualité. Toutefois, n'y a-t-il pas un risque d'exploitation à double vitesse qui verrait des salles bénéficier de copies optimisées et d'autres de copies 3D « standards » ? Cette initiative est-elle vouée à rester un cas isolé où va-t-elle inspirer d'autres réalisateurs ? Dans tous les cas, hors festival ou présentation IMAX, c'est la première fois que des DCP d'un même film proposent des étalonnages radicalement différents au niveau de la luminosité. Preuve que le cinéma 3 D en est encore a ses débuts et qu'il n'a pas fini de faire bouger les frontières de l'exploitation numérique.  

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