| Barco ASC 2048 |
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| Vendredi, 20 Avril 2012 00:00 | |||
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Première approche L’ASC 2048 est un scaler fin et léger (moins de trois kilos), qui trouve facilement sa place dans un rack ou dans le piédestal du projecteur d-cinema. L’opérateur peut aisément le déplacer d’une salle à l’autre selon la programmation des évènements.
Un ASC 2048 intégré dans le piédestal d’un projecteur Barco DP4K23B en dessous d’un serveur Doremi et d’un lecteur Blu Ray La façade de l’ASC 2048 intègre un écran de contrôle ainsi qu’une molette qui permet de naviguer dans les menus du scaler. Il propose huit boutons, chacun étant assigné à une entrée vidéo. Un neuvième bouton « Test pattern » propose un raccourci vers un générateur de mires : lorsque l’opérateur n’arrive pas à obtenir une image à l’écran, la projection d’une mire lui permet de vérifier s’il s’agit d’un problème de scaler ou d’une défaillance provoquée par la source vidéo ou par les connectiques. C’est pratique et bien pensé. Contrairement à l’IMP2K de Christie, il n’est pas possible de rajouter des entrées vidéos dans des racks dédiés à cet effet, ce qui n’est pas obligatoirement gênant puisque l’ASC propose un large panel d’entrées (toutes les entrées dont il est question dans le paragraphe suivant sont expliquées dans cet article) :
1 : SD / HD SDI (entrée numérique). Elle permet le branchement de lecteurs professionnels (Betacam, HD CAM…) ou de certains modèles de caméras. 2 et 3 : DVI / RGBHV (deux entrées numériques). Elles sont parfaitement adaptées au branchement de sources numériques (Décodeur Satellite, Blu Ray…) en HDMI avec adaptateur DVI. Cet adaptateur est d’ailleurs fourni avec l’appareil. Elles acceptent également les signaux analogiques mais uniquement dans leur version professionnelle, c'est à dire avec séparation des trois couleurs primaires (Red, Green, Blue) et des signaux de synchronisation (Horizontal, Vertical). Les signaux inférieurs en qualité (RVB seuls, S-video, Composite) ne sont pas pris en charge par ces entrées. 4 : RGBHV / YUV (entrée analogique). Cette entrée VGA permet notamment le branchement d’un ordinateur portable. Les PC ou les MAC récents sont généralement équipés d’une sortie HDMI ou mini DVI mais de nombreuses machines ne disposent que d’une sortie VGA. Cette entrée est donc particulièrement utile dans la gestion des manifestations impliquant l’usage de PC ou de MAC (attention, pour les MAC : il faut prévoir les adaptateurs nécessaires au branchement). 5 : RGB / HV (entrée analogique). Elle se présente sous la forme de 5 connecteurs BNC pouvant accueillir chacun cinq câbles cinch. L’opérateur peut l’utiliser en configuration RGB simple (seulement trois câbles) ou RGBHV (cinq câbles). Les BNC évitent de débrancher les câbles par accident pendant la manifestation. 6 : Composite (entrée analogique). Un seul câble cinch transporte un signal limité en résolution (pas de HD) et de qualité médiocre (l’intégralité du signal vidéo passe dans un seul câble). 7 : S-video (analogique). Très proche du composite, cette entrée propose une qualité à peine meilleure. Dans la mesure du possible, son utilisation est à éviter surtout pour la projection de contenus sur grand écran. Pour le branchement au projecteur d-cinema, l’ASC 2048 propose deux sorties DVI. Un câble DVI de trois mètres est fourni avec l’appareil. Prise en main du scaler L’écran encastré dans la façade permet à l’utilisateur de naviguer dans les menus de l’ASC 2048. Pour cela, le projectionniste dispose d’une molette qu’il peut tourner dans un sens ou dans l’autre pour monter et descendre dans les options. Pour sélectionner ou enregistrer un réglage, il faut appuyer sur le bouton « Sel ». Pour annuler ou revenir en arrière, il suffit de presser la touche « ESC » pour « escape ».
Pour se familiariser avec cette interface, il faut un peu de temps. Certains regretteront que l’écran ne soit pas tactile pour une prise en main plus facile. Toutefois, cette approche par pression de boutons est bien plus professionnelle car elle limite considérablement les chances de mauvaises manipulations. Les boutons de sélection des entrées sont rétro éclairés de telle sorte qu’ils s’allument en jaune pâle lorsqu’une source est détectée par le scaler mais n'est pas sélectionnée par l’utilisateur (donc pas affichée sur l’écran de projection). Quand l’opérateur appuie sur la touche jaune pâle, elle devient jaune vive pour signifier que le signal vidéo est activé et projeté. Un bouton jaune clignotant signifie que le signal a été perdu. Dans ce cas, la mention « invalid signal » s'affiche sur l’écran.
L’entrée 2 DVI est sélectionnée (jaune vif). Le scaler détecte également un signal vidéo sur les entrées 1, 4 et 7 (jaune pâle) La prise en main de l’ASC 2048 a le mérite d’être très directe. En effet, aucun mot de passe n’est nécessaire et l’opérateur peut librement accéder à tous les réglages grâce au système de navigation couplé à l’écran de contrôle. Fonctions de réglages vidéos Comme son nom l’indique, l’ASC 2048 convertit tous les contenus qu'il traite à l'échelle 2 K (2048 X 1080 pixels). Il accepte une très large gamme de signaux vidéos européens (PAL) comme américains (NTSC) à des résolutions faibles (480 pixels) comme élevées (jusqu’au full HD). Comme tous les scalers, il gère la conversion des sources entrelacées (exemple : 1080 i) pour offrir au projecteur d-cinema des images progressives, plus nettes et plus précises (1080 p). Pour faciliter la reconnaissance et la mise en forme des signaux vidéos, l’ASC 2048 possède une fonction « In auto acquire » : quand elle est activée, le scaler détecte automatiquement tout nouveau signal qu'il lui est demandé de traiter et lui applique par défaut toute une série de réglages afin qu'il s'affiche sur l'écran dans le bon format d'image ou dans l’espace de couleurs approprié. Dans la plupart des cas, cette fonction s’avère efficace. Il est donc sage de ne pas la désactiver. Bien sûr, l’opérateur garde la liberté de modifier les paramètres de l’image. Dans l’onglet « input », il accède notamment aux fonctions « crop » et « pan » qui permettent de rogner et de zoomer dans une source selon les besoins de l’utilisateur. Si le « In auto acquire » n’a pas inscrit le signal dans le bon format (4/3 au lieu de 16/9 par exemple), le projectionniste peut aussi changer manuellement les réglages.
Menu d’accès à l’ajustement de l’image Les fonctions de modification de l’image sont nombreuses et concernent notamment l’ajustement de la luminosité, du contraste et de la balance des couleurs. Toutefois, il n’y a pas de réglage manuel pour améliorer la netteté ou diminuer le bruit sur une source vidéo. Cela n’est pas très grave puisque le traitement appliqué par défaut à l’image est excellent. Une fois la source paramétrée, il est possible d’enregistrer les caractéristiques techniques dans un fichier auquel l’utilisateur assigne un numéro de son choix. Lorsque l’image projetée n’est pas correcte (saccades, écran séparé en deux,…), le projectionniste peut librement changer les paramètres de « l’input », c'est-à-dire de la source sélectionnée en entrée de scaler. En testant d’autres résolutions (elles mêmes assignées à d’autres fréquences de balayage d’image), l’utilisateur arrive le plus souvent à trouver un signal valide pour la projection.
A tout moment, le changement des réglages reste possible Par défaut, « l’output », c'est à dire le signal vidéo en sortie de scaler, est configuré en 2048 X 1080 pixels (2K). Si la projection se fait en 4 K, la source est mise à cette échelle par le projecteur 4 K lui même après que le scaler l'ait éventuellement convertie au 2K. En deux mots Les points forts : très complet sur les entrées vidéos. Interface pratique et intuitive. On aurait aimé : la gestion de multi écran (Picture in Picture).
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| Mise à jour le Jeudi, 25 Avril 2013 11:40 |