• Régler le son d’une salle de cinéma avec l’Optimizer de Trinnov Audio

    Une série d'articles publiés sur Manice en 2013 décrit le processus de calibration d'une chaîne son dans une salle de cinéma. Nous présentons ici la solution Optimizer qu'a développée la société Trinnov pour optimiser les opérations de calibration. Cet outil sophistiqué est destiné aux intégrateurs mais il est intéressant d'expliquer son fonctionnement aux professionnels de l'exploitation car il montre la complexité de certaines opérations de calibration. Cet article revient sur les phases les plus délicates de ce travail à chaque étape de son déroulement : détection des éventuels problèmes techniques sur la chaîne son, réalisation des mesures sonores, réglages. Lire la suite
  • Changement de standard annoncé pour les DCP : pourquoi ? Comment ?

    Le standard actuel des DCP, le MXF interop, n'existe qu'à titre provisoire. Il a été conçu au moment du passage au numérique pour que les DCP soient interopérables avec tous les types d'équipements de projection dont les premiers modèles n'appliquaient pas les standards du DCI de manière uniforme. Il avait donc fallu faire des compromis sur les caractéristiques des DCP pour qu'ils fonctionnent dans toutes les salles.Le format définitif que doivent adopter les fichiers numériques de longs-métrages est le DCP SMPTE. Passer de l'Interop au DCP SMPTE n'est pas une petite affaire : cela fait maintenant quatre ans qu'on en parle...Pourquoi faire cette transition et comment ? Explications dans cet article. Lire la suite
  • Barco : un nouveau projecteur basé sur des lampes à mercure

    Si on excepte le laser , Barco n'avait jusqu'à présent lancé que des projecteurs basés sur un éclairage au xénon. La marque vient de dévoiler le DP2K-6E, premier modèle de la gamme fondé sur des lampes au mercure UHP (comme Ultra high performance). Pourquoi le constructeur a t'il finalement décidé d'utiliser ces lampes que certains de ses concurrents (pas tous) exploitent depuis environ 3 ans ? Et quelles sont les autres caractéristiques notables du DP2K-6E dont la commercialisation commencera en octobre ? Barco a répondu à ces questions lors d'une présentation organisée au cours de CineEurope. Lire la suite
  • CineEurope 2015 : les faits marquants

    92% des écrans du continent européen sont désormais passés à la projection d-cinéma (1,5 milliards d'euros ont été investis dans cette transition d'après l'Union internationale des cinémas - UNIC). Autant dire que la première phase du déploiement numérique est achevée sauf dans quelques rares pays en tête desquels figure la Turquie (la fréquentation y est passée de 50 à 61 millions d'entrées entre 2013 et 2014). Les prestataires préparent maintenant la phase de renouvellement des équipements dont le démarrage est attendu d'ici deux à trois ans. La projection laser raflera t'elle alors la mise ? Comme l'explique le premier point de ce compte rendu, les fabricants n'anticipent pas tous l'arrivée du laser de la même manière. Quoi qu'il en soit, les projecteurs Lire la suite
  • Impact de la position et de la forme de l'écran sur la qualité de la projection

    Remplacer une toile d'écran peut être l'occasion d'effectuer d'autres changements : installer un nouveau type de toile (une toile nacrée à la place d'une toile blanc mat par exemple), optimiser la position de l'écran ou encore changer sa forme. Quel peut être l'intérêt de remplacer un écran plat par un écran incurvé, de remonter ou d'abaisser la position de l'écran ou encore de l'incliner légèrement ?Le fabricant d'écrans Harkness a mis au point un logiciel de simulations qui apporte des réponses à ces questions. Nous avons utilisé ce logiciel pour étudier l'impact de différentes configurations d'écran sur la qualité de la projection. Résultats de nos simulations. Lire la suite
  • Faut-il paramétrer tous les formats d'image sur les projecteurs ?

    Le numérique facilite nettement la gestion des formats. Dans la grande majorité des salles, une optique motorisée, qui remplace les objectifs « fixes » du 35 mm, gère automatiquement le passage à l'un ou l'autre des deux formats les plus couramment utilisés : 1.85 et 2.39 cinémascope. L’optique zoome et dé-zoome dans l’image en fonction du format du DCP. Ces opérations sont entièrement automatisées grâce au paramétrage des macros qui assignent à l'objectif un réglage déterminé. Le cas de « Tomorrow Land », un film Disney réalisé par le remarquable Brad Bird, montre pourtant que la gestion des formats n’est pas toujours aussi simple. Le film adopte en effet un format inhabituel : le 2.20. Que signifie ce nouveau format et quelles en sont les implications Lire la suite
  • CinemaCon 2015 : les innovations en matière de projection et de son

    CinemaCon s'est achevé jeudi 23 avril. Même si ce congrès des exploitants américains est considéré à Las Vegas comme une petite manifestation (la palme de la fréquentation reviendrait au congrès du bricolage en janvier avec 50 000 visiteurs), difficile de tout voir et de tout entendre : plus de 70 nationalités étaient représentées parmi les visiteurs et les exposants dont les stands se répartissaient entre deux halls d'exposition et diverses suites (pour les plus fortunés). Ce premier article fait la syntèse des innovations que Manice a pu remarquer, au milieu de la foule, des colonnes doriques et des machines à sous, en matière de son et surtout de projection sur grand écran. Lire la suite
  • 1 Régler le son d’une salle de cinéma avec l’Optimizer de Trinnov Audio
  • 2 Changement de standard annoncé pour les DCP : pourquoi ? Comment ?
  • 3 Barco : un nouveau projecteur basé sur des lampes à mercure
  • 4 CineEurope 2015 : les faits marquants
  • 5 Impact de la position et de la forme de l'écran sur la qualité de la projection
  • 6 Faut-il paramétrer tous les formats d'image sur les projecteurs ?
  • 7 CinemaCon 2015 : les innovations en matière de projection et de son

Contenus complémentaires : qu'est-ce qui marche ?

D'abord appelés "contenus alternatifs", les programmes qui sont apparus dans les salles grâce à la projection numérique (concerts, évènements sportifs,...) sont maintenant qualifiés de "contenus complémentaires", un terme moins agressif à l'égard des films et de leurs distributeurs.

Quelle place tiennent réellement les contenus complémentaires cinq ans après le début du déploiement de la projection d-cinema dans les salles ? IHS Screen digest mène régulièrement des études sur l'audience de ces programmes. En voici quelques résultats pour l’année 2010 et le premier semestre 2011, qui portent notamment sur les deux marchés considérés comme les plus avancés dans la diffusion des contenus complémentaires : l’Amérique du nord et la Grande-Bretagne.

 

Moins de 1% du box office mondial

D'après Screen digest, les contenus complémentaires ont commencé à enregistrer des recettes significatives dans les salles de cinéma en 2007 (20 millions de dollars). Depuis, ces recettes ont été multipliées par 10 : elles s’élèvent à l’échelle mondiale à 194 millions de dollars. La progression est significative mais les contenus complémentaires ne représentent que 0,6% du box office mondial en 2010 et environ 1% en Amérique du nord et en Grande-Bretagne.


Recettes des contenus
alternatifs en 2010 (M$)
Box office 2010
(M$)

USA/Canada

112

10 600

Reste du monde

82

21 200

Total

194

31 800

                                                            source : MPAA, IHS Screen Digest

 

Les retransmissions en direct du Met opera : 1/3 des recettes mondiales des contenus complémentaires

 Parmi les réussites, Screen digest pointe surtout celle des retransmissions en direct des opéras du Metropolitan de New York. Les retransmissions des 12 opéras de la saison 2010-2011, diffusés entre octobre 2010 et mai 2011 dans 46 pays (1 500 écrans) ont généré 60 M$ de recettes, soit près du tiers des recettes mondiales des contenus alternatifs en 2010.

 Si le Metropolitan fait partie des opéras les plus prestigieux, sa réussite dans les salles s'explique aussi par les moyens techniques considérables que le Met et ses distributeurs partenaires mettent en oeuvre pour assurer la captation et la diffusion des opéras (cette dernière est assurée simultanément par plusieurs réseaux de satellites). La "force de frappe" des distributeurs partenaires contribue également à cette réussite : aux USA et au Canada où les opéras du Metropolitan enregistrent la majeure partie de leurs recettes, c'est une filiale de trois des principaux circuits américains rassemblant 16 000 écrans, qui assure la distribution du Met.

 Le Met et ses partenaires ont aussi réussi à imposer un prix de place élevé : Screen digest l'estime à 20$ en moyenne dans les 46 pays. Les prix vont jusqu'à 35£ à Londres, soit 4 fois le prix moyen du ticket de cinéma en Grande-Bretagne.

 La réussite du Metropolitan influence fortement le marché des contenus complémentaires (voir figure 1 ci-dessous) : en Grande-Bretagne, 24 opéras ont été distribués dans les salles rien que sur le premier semestre 2011, loin devant tous les autres genres de programmes hors films proposés aux cinémas. Le public peut-il absorber tous ces opéras ? On peut en douter depuis qu'Arts Alliance, qui était encore le principal distributeur britannique de contenus complémentaires en 2010 avec un catalogue comprenant notamment des opéras du Philharmonic de Londres, a décidé de mettre un terme à cette activité de distribution début 2012.

 

1. Nombre de contenus alternatifs diffusés dans les salles en Grande-Bretagne
selon le genre - 2010 vs 1er semestre 2011

alt_cont_-_genres

La progression sensible de la diffusion de ballets dans les salles de cinéma britanniques en 2011, quasiment nulle en 2010 (figure 1), n'est certainement pas étrangère non plus à la réussite des opéras, les deux genres étant susceptibles d'attirer un public commun.

 

Les autres genres 

 On peut en évoquer au moins trois.

Les évènements exceptionnels 

IHS Screen digest note la réussite de la retransmission en direct d’évènements exceptionnels tels que l’investiture de Barack Obama ou, plus récemment, les funérailles de Mickael Jackson.

Exception et rareté sont deux arguments clés pour vendre des projections de contenus complémentaires en salles aux spectateurs. C’est la raison pour laquelle les salles qui diffusent un évènement ou  un opéra en direct ne le rediffusent généralement pas plus d’une ou deux fois dans les jours qui suivent.

 Le sport 

Trois évènements sportifs ont été diffusés en Grande-Bretagne en 2010, autant au premier semestre 2011 ; aux USA le sport représentait en 2010 13% du nombre de programmes complémentaires diffusés contre plus d’un quart (26%) pour les opéras.

Pour Screen digest, la diffusion du sport dans les salles se heurte surtout, comme on s’y attendait, à la concurrence des lieux de diffusion comme les bars et les pubs, mieux adaptés à une vision festive.

La musique 

Si les concerts de musique « populaire » (rock, variétés)  sont plus diffusés que le sport dans les salles britanniques, ils ne représentaient que 13% des contenus complémentaires diffusés aux USA en 2010 (autant que les évènements sportifs).

Souvent, ces diffusions de concerts dans les cinémas ont aussi pour vocation de promouvoir le DVD d’un groupe ou le lancement d’une tournée dans des salles de concert. C’est une des raisons qui expliquent pourquoi des régies publicitaires du cinéma comme Screenvision sont aussi impliquées dans la distribution de contenus complémentaires.

L’avenir

Pour IHS Screen digest, il passe par le développement de la diffusion en direct des contenus complémentaires et par une diffusion plus large de ces programmes en relief, le live et la 3D étant non seulement un moyen de rendre les programmes plus attractifs pour les spectateurs mais aussi un argument pour vendre les tickets plus cher.

Cette tendance est déjà à l’oeuvre comme le montre l’évolution de la diffusion des programmes en Grande-Bretagne entre 2010 et le 1er semestre 2011.

 

2. Les contenus alternatifs en Grande-Bretagne :
diffusion en direct vs diffusion en différé
et part de la diffusion en relief

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IHS Screen digest estime que les contenus complémentaires devraient représenter 2,5% du box office mondial en 2015 et 5% en 2019. Cet essor dépendra notamment des conditions de programmation : ces contenus auront du mal à devenir vraiment populaires dans les salles s’ils restent, pour la plupart, programmés sur des créneaux horaires peu porteurs.

L’idéal serait que les exploitants affectent un écran à la diffusion des contenus complémentaires dans chaque cinéma pour éviter les conflits de programmation avec les distributeurs de longs-métrages. IHS Screen digest remarque qu’un circuit britannique l’a fait. Sera-t-il suivi ?


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Evaluation du coût du passage au numérique d'un écran

Le tableau qui suit résulte de l’analyse des coûts facturés à une vingtaine d’exploitants indépendants ayant converti leurs écrans au numérique au cours des derniers mois.

Les factures émanent d’installateurs de salles de cinéma et de prestataires ayant réalisé les travaux d’aménagement préalables à l’installation des équipements de projection numérique (extraction de chaleur,câblage...).

Les principales limites de cette évaluation sont les suivantes : 
-  tous les installateurs d’équipements de salles de cinéma ne sont pas représentés 
-  les factures portent essentiellement sur des équipements destinés à des écrans de moins de 8 mètres de base, ce qui tire le prix moyen du projecteur vers le bas 
-  faire la moyenne de certains postes de dépenses est assez acrobatique. C’est le cas en particulier des travaux d’aménagement préalables à l’installation des équipements d-cinema, qui peuvent varier sensiblement d’un cinéma à un autre.

Compte tenu de ces réserves, nous avons jugé préférable de présenter des prix moyens assez largement arrondis. La lecture s’en trouve facilitée.

Signalons aussi que le coût de tous les types d’offres 3D n’est pas évalué dans le tableau. Manque notamment la solution RealD dont le prix n’est pas simple à évaluer étant donné que cette solution est facturée sur une base annuelle.

Précisons enfin que les coûts d’installation sont englobés dans les prix des équipements.

Evaluation des coûts HT du passage au numérique
1) Equipements indispensables
Projecteur 2K
60 000 €
Serveur
2) Adaptation de la chaîne sonore
Changement intégral de la chaîne son : processeur, amplificateurs, enceintes
17 000 €
ou
Changement partiel de la chaîne son : amplificateurs, enceintes
10 000 €
ou
Simple adaptation du processeur son
1 000 €
3) Travaux d’aménagements les plus fréquents
Climatisation de la cabine
7 000 €
Installation d’un deuxième extracteur
Percement d’une deuxième lucarne
Adaptation de l’installation éléctrique
4) Autres travaux d’aménagement
au cas par cas
5) Options
Scaler
3 000 €
Librairie centrale + TMS + câblage
10 000 €
Parabole et câblage pour la réception des DCP par satellite
2 000 €
Option 3D - kit émetteur Xpand + lot de 100 paires de lunettes actives
11 000 €
ou
Option 3D - roue filtrée Masterimage + toile d’écran métallisée (100 €/m2)
30 000 €
ou
Option 3D - location d’une solution basée sur des lunettes actives
0,6 à 0,7 € / entrée
Extension de garantie sur projecteur et serveur
1 000 € / an

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Que pensent les spectateurs de la 3D ?

Les avis du public sur cette nouvelle technologie dévoilés dans une étude


Le bilan de l’année 2010 montre que 23 films ont été exploités en 3 D relief contre seulement 14 en 2009. Le succès de certaines locomotives comme « Avatar » combiné à l’explosion du nombre d'écrans 3D en France et dans le monde expliquent en grande partie cet engouement de l’industrie cinématographique pour le relief. Toutefois, cet enthousiasme est-il systématiquement partagé par les spectateurs ?

Dans son étude, L’Union des Professionnels de la 3 D Relief s’est appuyée sur un échantillon de réponses recueillies auprès de 2000 spectateurs dont l’âge est compris entre 15 et 34 ans. Les questions prennent en compte les caractéristiques techniques du film (Tournage en 3 D native ou conversion en post production) et du système relief utilisé par la salle (lunettes actives ou passives).

(JPEG)
Tournage en 3 D ou conversion ?

Premier constat : les résultats montrent que le public est nettement plus convaincu par les films directement tournés en 3 D que par les conversions. Pourtant, hors animation, la plupart des films exploités en relief en 2010 sont le fruit d’un gonflage. « Le choc des titans », « Alice au pays des merveilles », « Piranha », « Le dernier maitre de l’air »... font partie de cette catégorie. Ainsi, ces œuvres ont été tournées sur pellicule 35 mm ou en numérique 2 D puis transformées en 3 D en post production parfois quelques semaines avant leur sortie. Cette stratégie a d’ailleurs donné lieu à quelques cafouillages. L’exemple le plus connu concerne le dernier « Harry Potter » annoncé partout en 3 D pour novembre 2010 et finalement exploité uniquement en 2 D (y compris dans le réseau IMAX).

L’étude montre que la majorité des spectateurs est capable de faire la différence entre vraie et fausse 3 D. En effet, ils notent un relief plus « naturel » (61 % contre 33 % en conversion) et même moins de fatigue oculaire pour la 3 D native (39 % contre 49 %). De plus, 72 % du public souligne un « relief de certaines scènes trop faible » en conversion contre seulement 59 % sur les films directement tournés en relief.

(JPEG)
Un exemple de conversion 3 D qui n’a pas fait
l’unanimité sur sa qualité...

Du coup, l’impression générale après la séance est beaucoup plus mitigée lorsque les spectateurs ont vu un film converti. Seulement 47 % sont satisfaits contre 72 % pour un film directement tourné en 3 D. Par conséquent, l’intérêt même des gonflages est directement remis en question par le public. En effet, « 68 % des spectateurs déclarent que la 3 D n’améliore pas ou peu l’expérience lorsque le film a été converti ». Ils ne sont que 50 % dans le cas d’une 3 D native.

De là à affirmer que les gonflages mettent en péril l’image de la 3 D auprès du grand public, il n’y a qu’un pas qui semble être franchi. Pourtant, de nombreux films convertis en relief seront exploités en salle en 2011 : "Captain America", "Harry Potter and the deathly hollows : part 2", "Thor", "The green lantern" pour ne citer qu’eux.

Concernant les différences entre les systèmes reliefs utilisés par les salles (Xpand, Dolby, RealD, Masterimage...), les spectateurs ne notent pas de différence dans la perception de la 3 D. Toutefois, le port de lunettes passives est mieux toléré que les lunettes actives (« 50 % du public s’est dit gêné par le port des lunettes actives contre 40 % en passif »). L’explication réside très certainement dans la différence de poids entre les lunettes actives (au moins 50 grammes) et les passives (moins de 20 grammes).

Lunettes actives Xpand
(JPEG)

Les défauts techniques des séances 3 D éventuellement perçus par le public se focalisent sur le manque de luminosité des images. Celui-ci parait plus évident pour les spectateurs portant des lunettes actives (55 % indiquent « des images trop sombres » contre 37 % en passif). Pourtant, l’efficacité lumineuse des systèmes actifs Xpand / Volfoni est comparable aux passifs Real D / MasterImage (environ 80 % de la lumière est absorbée par les filtres).

(JPEG)
Lunettes passives Real D

Cette différence de perception s’explique par le fonctionnement même des systèmes. En actif, l’intégralité de la filtration se fait au niveau des lunettes (80 % de perte). En passif, un filtre est placé devant l’objectif du projecteur (il bloque 50 % de la lumière), les lunettes absorbent également 30 %. Du coup, les lunettes actives semblent « manger » plus de lumière et le système moins performant sur ce point mais ce n’est qu’une impression.

Un sujet fait toutefois l’unanimité quelle que soit la technologie de projection utilisée : « 2/3 des spectateurs déclarent que le surcoût de la place 3 D est non justifié. » Ce chiffre monte à 80 % lorsque le public paie sa place plus de 10 €. De quoi mieux comprendre pourquoi le public plébiscite parfois les séances 2 D non majorées au détriment du relief lorsque les salles laissent le choix entre les deux versions...

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Les recettes de la publicité numérique

Pour comprendre l'impact du passage au d-cinema sur l'économie de la publicité, il est intéressant d'étudier l'offre des régies spécialisées dans la pub numérique qui se sont créées récemment.

AS digital, une régie de publicité numérique locale, propose ainsi aux annonceurs des campagnes à des tarifs attractifs sur des périodes très courtes (une semaine minimum) alors que les offres de publicité locale en 35mm ne sont réellement avantageuses que lorsque les clients s'engagent sur de longues périodes (les annonceurs signent généralement des contrats d'un an au minimum). Cette évolution devrait attirer de nouveaux annonceurs vers les salles et entraîner un renouvellement beaucoup plus fréquent des spots locaux sur les écrans.  

50% de la redevance publicitaire que perçoit AS digital est reversée aux exploitants, ce qui se traduit grosso modo par un doublement de leurs recettes par rapport à la publicité 35mm. Cette hausse substantielle de la part reversée aux exploitants est rendue possible par la baisse des coûts d'édition et de diffusion des copies mais aussi par le fait qu'AS digital fait face, grâce au numérique notamment, à des frais de structure plus faibles que ceux des régies traditionnelles.

AS digital assure la production des spots en vidéo numérique haute définition pour les annonceurs (la durée minimale est de 12 secondes) puis réalise les DCP de ces spots qu'elle transmet aux salles sur des supports physiques numériques ou par l'intermédiaire des réseaux terrestres (ADSL ou fibre optique).

L'offre des régies locales évolue donc sensiblement avec le numérique mais les régies nationales ne sont pas en reste : du fait de la baisse sensible des coûts de diffusion de publicités dans les salles, ces régies commencent à proposer leurs services à la petite exploitation. Les petits cinémas peuvent ainsi devenir des acteurs de la diffusion des publicités nationales sur grand écran.

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