• Barco : un nouveau projecteur basé sur des lampes à mercure

    Si on excepte le laser , Barco n'avait jusqu'à présent lancé que des projecteurs basés sur un éclairage au xénon. La marque vient de dévoiler le DP2K-6E, premier modèle de la gamme fondé sur des lampes au mercure UHP (comme Ultra high performance). Pourquoi le constructeur a t'il finalement décidé d'utiliser ces lampes que certains de ses concurrents (pas tous) exploitent depuis environ 3 ans ? Et quelles sont les autres caractéristiques notables du DP2K-6E dont la commercialisation commencera en octobre ? Barco a répondu à ces questions lors d'une présentation organisée au cours de CineEurope. Lire la suite
  • CineEurope 2015 : les faits marquants

    92% des écrans du continent européen sont désormais passés à la projection d-cinéma (1,5 milliards d'euros ont été investis dans cette transition d'après l'Union internationale des cinémas - UNIC). Autant dire que la première phase du déploiement numérique est achevée sauf dans quelques rares pays en tête desquels figure la Turquie (la fréquentation y est passée de 50 à 61 millions d'entrées entre 2013 et 2014). Les prestataires préparent maintenant la phase de renouvellement des équipements dont le démarrage est attendu d'ici deux à trois ans. La projection laser raflera t'elle alors la mise ? Comme l'explique le premier point de ce compte rendu, les fabricants n'anticipent pas tous l'arrivée du laser de la même manière. Quoi qu'il en soit, les projecteurs Lire la suite
  • Impact de la position et de la forme de l'écran sur la qualité de la projection

    Remplacer une toile d'écran peut être l'occasion d'effectuer d'autres changements : installer un nouveau type de toile (une toile nacrée à la place d'une toile blanc mat par exemple), optimiser la position de l'écran ou encore changer sa forme. Quel peut être l'intérêt de remplacer un écran plat par un écran incurvé, de remonter ou d'abaisser la position de l'écran ou encore de l'incliner légèrement ?Le fabricant d'écrans Harkness a mis au point un logiciel de simulations qui apporte des réponses à ces questions. Nous avons utilisé ce logiciel pour étudier l'impact de différentes configurations d'écran sur la qualité de la projection. Résultats de nos simulations. Lire la suite
  • Faut-il paramétrer tous les formats d'image sur les projecteurs ?

    Le numérique facilite nettement la gestion des formats. Dans la grande majorité des salles, une optique motorisée, qui remplace les objectifs « fixes » du 35 mm, gère automatiquement le passage à l'un ou l'autre des deux formats les plus couramment utilisés : 1.85 et 2.39 cinémascope. L’optique zoome et dé-zoome dans l’image en fonction du format du DCP. Ces opérations sont entièrement automatisées grâce au paramétrage des macros qui assignent à l'objectif un réglage déterminé. Le cas de « Tomorrow Land », un film Disney réalisé par le remarquable Brad Bird, montre pourtant que la gestion des formats n’est pas toujours aussi simple. Le film adopte en effet un format inhabituel : le 2.20. Que signifie ce nouveau format et quelles en sont les implications Lire la suite
  • CinemaCon 2015 : les innovations en matière de projection et de son

    CinemaCon s'est achevé jeudi 23 avril. Même si ce congrès des exploitants américains est considéré à Las Vegas comme une petite manifestation (la palme de la fréquentation reviendrait au congrès du bricolage en janvier avec 50 000 visiteurs), difficile de tout voir et de tout entendre : plus de 70 nationalités étaient représentées parmi les visiteurs et les exposants dont les stands se répartissaient entre deux halls d'exposition et diverses suites (pour les plus fortunés). Ce premier article fait la syntèse des innovations que Manice a pu remarquer, au milieu de la foule, des colonnes doriques et des machines à sous, en matière de son et surtout de projection sur grand écran. Lire la suite
  • CinemaCon (2) : les nouveaux outils numériques pour fidéliser le public

    Le thème de l'International day, la journée inaugurale de CinemaCon, était : mieux connaître ses spectateurs pour leur proposer des offres adaptées à leurs attentes qui les poussent à venir plus souvent au cinéma. Sujet très "fourre tout" à première vue mais les conférenciers de l'International day l'ont abordé sous un angle technique : comment fidéliser le public en exploitant efficacement les informations qu'engrangent les outils numériques des cinémas (caisses informatisées, site internet, Facebook,...) ? Cette journée , animée par des exploitants, des distributeurs et des spécialistes du marketing a montré l'évolution considérable des solutions destinées à fidéliser le public. Peut-on parler de révolution ? Lire la suite
  • CinemaCon (3) : des applications qui donnent au spectateur un accès direct au grand écran

    Bandes-annonces, pubs, films : faut il revoir l'ordonnancement traditionnel de la séance de cinéma ? Comme tous les protocoles établis depuis longtemps, celui là n'est pas facile à bousculer mais les positions sont en train d'évoluer : le fait que les jeunes aillent moins au cinéma (notamment aux USA) est pour un nombre croissant de professionnels - et pas seulement les "révolutionnaires" qui développent les technologies numériques - le signe qu'il est temps de toucher au coeur même de la sortie au cinéma, en mettant les tabous de côté. Comment ? Voici deux applications présentées à CinemaCon qui pourraient commencer à changer l'ordonnancement habituel des séances. Lire la suite
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De longues semaines d’investissement et de préparation ainsi qu’une collaboration non négligeable sur un premier film n’ont pas eu raison de la logique de l’exploitation !!! Sur le dernier film dont j’ai assuré la photographie, où j’ai comme jusqu’à maintenant beaucoup investi au-delà de mon travail en accompagnant les metteurs en scène vers l’acte de filmage, l’acte de cinématographier, j’ai pu mesurer l’impact du dernier maillon avant la révélation au public (cette fameuse et incroyable " expérience de la salle ", expérience de cinéma, unique et forte), eh oui ! cette fameuse projection qui prend en compte la qualité de la salle, des fauteuils, des produits parallèles vendus, du confort d’accueil, j’en passe et des meilleures, mais aussi et avant tout la qualité de la projection et de son contenu (a priori parfois un contenu vide de sens et de réflexion peut continuer de faire affluer les spectateurs dans les salles...).

Bref, j’ai donc vécu cette incroyable expérience, qui m’a fortement mécontenté, de la projection d’avant-première dans une des grandes salles d’un complexe parisien.
Je passe les heures de travail et de construction cinématographique qui font que le choix artistique est cherché, nourri puis achevé, abouti par l’ensemble des techniciens et collaborateurs de plateau (je pense aux assistants mais aussi aux chefs électriciens et machinos, etc., tous ceux qui garantissent et s’investissent avec passion dans le projet).
Je passe les séances d’étalonnage, minutieuses, indispensables, complexes mais aussi passionnantes pour arriver non pas au parfait ou à l’irréprochable, non, non, pour arriver au JUSTE, ce JUSTE, ce VRAI, ce RÊVÉ qui est surtout le bonheur du réalisateur.
Je passe aussi ces angoisses qui nous habitent tous, ces doutes qui font que l’on rebondit souvent avec joie et enthousiasme sur une nouvelle idée, comme un jeu avec le metteur en scène...

Et tout à coup, ce rêve devenu réalité, qui prend forme après tant de semaines d’attente et de travail, qui déclenche cette incroyable étincelle dans l’œil du metteur en scène et qui déclenchera celle du public, s’écroule.
Une belle avant-première, une copie parfaite d’un film classique, un DCP sorti du travail de nombreux collaborateurs passionnés, des chercheurs, des artisans de l’image et donc du film (pas que de l’image) devient une copie non maîtrisée, claire, beaucoup trop claire au centre, dense sur les bords, grise et désaturée en couleurs, loin, si loin du " produit " validé quelques jours auparavant par les réalisateurs, le producteur et le chef opérateur...

Eh bien ! cela s’est passé dans une salle d’un grand complexe parisien, sur un ECRAN METALLISÉ, écran uniquement conçu pour la 3D alors que le film est en 2D classique, écran sur lequel peu des artisans du film ont reconnu le travail qui avait été fait et je peux le dire sans honte aucune, j’en ai pleuré à chaudes larmes, et avant tout pour le film, par pour moi, non pas pour moi.
On parle de respect de l’œuvre, on parle de respect du spectateur : alors il s’agirait d’aller jusqu’au bout de cette règle.
Et ce n’est pas l’argument du « mais le spectateur ne s’en rend pas compte » ou « mais c’est pas si dramatique » qui peuvent être entendus.

Nous nous targuons de posséder des outils de plus en plus performants, de plus en plus précis : A QUOI BON SI C’EST POUR DÉTRUIRE L’ŒUVRE EN FIN DE CHAÎNE ?
Encore une fois nous ne pouvons accepter de nous entendre dire que « ce n’est pas si dramatique » et je n’accepte pas que l’on puisse tromper le spectateur en lui proposant une vision du monde, un regard qui n’est ni celui du metteur en scène, ni celui du responsable artistique et technique de l’image.
Nous ne pouvons accepter d’être les seuls dans cette aventure de cinéma à se battre pour l’intégrité de l’œuvre et producteurs comme réalisateurs ne peuvent se permettre d’acter cet état de fait : c’est aussi et avant tout les vrais maîtres d’œuvre du film et nous nous devons de mener à bien le projet filmique jusqu’au bout ensemble.

Le progrès technique ne peut être un argument pour tuer "l'oeuvre" et la formater à l'image de l'esthétique dominante, insidieuse, qui s'installe via des médias et des hommes sans éthique. Ne transformons pas ce bel objet qu'est le cinéma en un supermarché où tous les produits sont fabriqués de la même manière.

Rémy Chevrin,

Vice-Président de l'AFC, Association Française des directeurs de la photographie Cinématographique

Rappelons que l'installation d'écrans metallisés n'est pas forcément obligatoire pour le relief. Les systèmes Volfoni, Xpand, Dolby et Panavision fonctionnent sur des écrans blancs qui ne dégradent pas la qualité des projections 2 D.

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Commentaires (2)

  • Invité - manice

    La CST s'oppose depuis longtemps aux écrans métallisés et le CNC l'a entendue : son président a dit le 7 mars(lors d'une manifestation organisée par la CST) que les salles seront dans l'obligation de respecter intégralement la norme Afnor du cinéma numérique d'ici 5 ans, ce qui est incompatible avec l'usage des écrans métallisés (du moins les écrans actuels car la technologie silver screen peut très bien progresser). <br />5 ans c'est long mais le CNC se voit sûrement mal imposer un changement d'écran immédiat aux exploitants qui viennent d'installer leur silver screen. Ca va surtout dissuader d'autres salles de suivre cette voie.

    1 J'aime Raccouci URL:
  • Bravo. Je suis tout à fait d'accord avec vous. Les écrans métalisés n'ont pas leur place dans les salles de cinéma. Ou alors il faut condamner les salles qui en sont équipées, à la 3D. En tout cas vous avez très bien expliqué le problème. Il faut respecter le travail de la photo. Mais comme vous le dites, il s'agit même de toutes les personnes qui ont travaillés sur le film. Je propose à Manice de créer une pétition en ligne contre les projections de films 2D sur des écrans métalisés. Cela afin de sensibiliser les exploitants, mais sourtout de faire bouger le CNC et la CST. Car se sont ces derniers qui sont responsables. Ce ne sont pas les exploitants qui ne sont pas forcément au courant des problèmes techniques.

    1 J'aime Raccouci URL:

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