• Durée de vie et entretien des toiles d'écrans

    Pour maintenir une bonne qualité de projection, il est recommandé de remplacer une toile d'écran tous les 7 ans voire tous les 5 dans les salles de festivals ou celles qui accueillent des avant-premières régulièrement. Pourquoi une telle durée de vie et comment obtenir d'une toile le meilleur rendement possible ? Voici les conseils de Demospec, la filiale du groupe Harkness qui nous avait ouvert il y a quelques semaines les portes de ses ateliers de fabrication. Principales causes du vieillissement d'une toile d'écran Le vieillissement d'une toile est d'abord inhérent à sa structure : le PVC blanc, qui en est le composant de base, jaunit avec le temps entraînant une dégradation progressive de la colorimétrie et du contraste des images. Quand Lire la suite
  • Pourquoi a-t-il fallu concevoir de nouvelles lampes pour le numérique ?

    http://www.manice.org/joom2011/images/couvushio.pngSi les principes de base de l'éclairage des projecteurs sont restés identiques à ceux du 35mm, il a fallu revoir la conception des lampes en profondeur pour les adapter aux exigences de la projection numérique. En 35mm, le parcours suivi par la lumière est beaucoup moins complexe que dans un projecteur numérique : un obturateur et un filtre catathermique (quand la lampe dépasse 1 600 watts) séparent la pellicule du faisceau lumineux réfléchi par le miroir. On peut considérer que le faisceau éclaire presque directement la pellicule :   principes d'éclairage en 35mm   En numérique, il faut éclairer des puces de projection (DMD ou SXRD) dont la surface est beaucoup plus réduite que celle d'un photogramme sur une pellicule. Le faisceau Lire la suite
  • Les différentes familles de lampes xénon à arc court

    Le numérique a ajouté aux lampes génériques, qui peuvent être utilisées sur tous les types de projecteurs, une deuxième famille de xénon : les lampes dédiées à chaque marque de projecteurs.   Les lampes dédiées Pour que l'éclairage soit encore plus précis, les fabricants ont lancé des lampes adaptées à l'architecture des projecteurs des différents fabricants. La conception de ces xénon dédiés tient notamment compte des caractéristiques du chemin de lumière, de celles du miroir, du volume d'espace disponible pour loger la lampe,... La forme du bulbe des lampes dédiées peut ainsi varier d'une marque à l'autre, pas seulement pour une question de place dans le projecteur : la forme est aussi étudiée pour que les dépôts de tungstène résultant de l'usure Lire la suite
  • Garantir une qualité constante de projection avec Qalif Optimizer

    Le numérique a permis de rendre la qualité de l'image plus uniforme dans les salles car tous les DCP sont des copies exactes de la version validée en laboratoire. Mais disposer d'un équipement de projection bien réglé reste un point crucial : une optique déréglée, une lampe mal alignée ou une enceinte hors service peuvent sérieusement dégrader la qualité de la présentation d'une œuvre. Les intégrateurs et les opérateurs des salles sont là pour veiller à la qualité des réglages mais avec certaines limites : les premiers disposent de tous les outils de calibration nécessaires pour effectuer ces réglages mais ils ne peuvent pas être présents dans les salles à chaque fois qu'il faut les corriger. Et les opérateurs, qui n'ont pas Lire la suite
  • Mesures et réglages effectués par Qalif Optimizer

    Optimizer peut effectuer ses mesures sans qu'un opérateur ait à intervenir. Il suffit de programmer les phases de mesures en insérant des playlists spécifiques dans le planning des séances du SMS ou du TMS, playlists qui se composent notamment de mires d'images et de sons. Les mesures qu'effectue Optimizer ne peuvent être réalisées que sur ces mires : pour éviter le piratage, la caméra et le micro de Qalif ne peuvent être utilisés pour capter les images ou le son des longs-métrages. Exemple de playlist de mesures   Grâce à ces playlists, les opérateurs peuvent programmer la réalisation des tests comme ils le souhaitent, une fois par jour par exemple, idéalement en début de journée pour que l’opérateur ait le temps d’intervenir Lire la suite
  • Projections en direct : utiliser un décodeur satellite professionnel ou grand public ?

    Le décodeur de satellite est, avec la parabole, l'élément à ajouter à l'équipement numérique d'une salle pour projeter des événements en direct (les principes de base de la diffusion en direct des programmes dans les salles sont expliqués dans cet article). Deux types de décodeurs peuvent être utilisés : - des modèles professionnels spécifiquement conçus pour les cinémas : en France, le décodeur IDC (International Datacasting Corporation) s'est imposé dans les cinémas qui ont opté pour une solution professionnelle. Comme ce décodeur peut être pris en main à distance, les exploitants qui l'utilisent bénéficient d'une assistance particulière pour gérer leurs projections en direct. Cette assistance est fournie par l'opérateur de diffusion DSAT qui gère la transmission par satellite de la plupart des événements Lire la suite
  • Versions malvoyants / malentendants : comment s'y retrouver ?

    Les salles de cinéma reçoivent de plus en plus de versions conçues pour les personnes malentendantes ou malvoyantes. Ces versions se retrouvent mélangées aux autres dans les DCP de sorte qu'il n'est pas toujours évident de s'y retrouver. On peut citer le cas du dernier "Sin City" dont le DCP propose pas moins de 13 CPL différentes :   les 13 CPL du dernier "Sin city" :  2D, 3D, 5.1, 7.1, VO, VF, sous titres malentendants, audio description   Comment repérer les CPL correspondant aux versions pour malvoyants et malentendants ? Voici quelques conseils pour les opérateurs des salles mais aussi quelques pistes de réflexion pour améliorer le système d'identification des CPL conçues pour les spectateurs handicapés. En effet, les méthodes de Lire la suite
  • Ecrans d'affichage dynamique : plasma, LCD, LED ?

    Le plasma L’avenir des écrans plasma paraît compté : plusieurs fabricants ont annoncé qu’ils arrêteront d’en produire avant la fin de l’année 2014. Le plasma, mélange de deux gaz qui s’éclaire lorsqu’il est traversé par un champ électrique (voir schéma), a été à l'origine des premières générations d’écrans numériques. Bien qu'il ait beaucoup évolué depuis, ses points faibles par rapport aux autres technologies d’affichage n’ont pas été entièrement corrigés : le plasma est notamment le procédé le plus énergivore. On peut noter aussi qu’il n’est pas recommandé de l'utiliser pour afficher des images fixes : l’affichage prolongé d’une affiche de film peut par exemple finir par laisser une empreinte définitive sur l’écran (ce qu’on appelle le phénomène de «brûlure »). Principe de fabrication d’un Lire la suite
  • 1 Durée de vie et entretien des toiles d'écrans
  • 2 Pourquoi a-t-il fallu concevoir de nouvelles lampes pour le numérique ?
  • 3 Les différentes familles de lampes xénon à arc court
  • 4 Garantir une qualité constante de projection avec Qalif Optimizer
  • 5 Mesures et réglages effectués par Qalif Optimizer
  • 6 Projections en direct : utiliser un décodeur satellite professionnel ou grand public ?
  • 7 Versions malvoyants / malentendants : comment s'y retrouver ?
  • 8 Ecrans d'affichage dynamique : plasma, LCD, LED ?

De longues semaines d’investissement et de préparation ainsi qu’une collaboration non négligeable sur un premier film n’ont pas eu raison de la logique de l’exploitation !!! Sur le dernier film dont j’ai assuré la photographie, où j’ai comme jusqu’à maintenant beaucoup investi au-delà de mon travail en accompagnant les metteurs en scène vers l’acte de filmage, l’acte de cinématographier, j’ai pu mesurer l’impact du dernier maillon avant la révélation au public (cette fameuse et incroyable " expérience de la salle ", expérience de cinéma, unique et forte), eh oui ! cette fameuse projection qui prend en compte la qualité de la salle, des fauteuils, des produits parallèles vendus, du confort d’accueil, j’en passe et des meilleures, mais aussi et avant tout la qualité de la projection et de son contenu (a priori parfois un contenu vide de sens et de réflexion peut continuer de faire affluer les spectateurs dans les salles...).

Bref, j’ai donc vécu cette incroyable expérience, qui m’a fortement mécontenté, de la projection d’avant-première dans une des grandes salles d’un complexe parisien.
Je passe les heures de travail et de construction cinématographique qui font que le choix artistique est cherché, nourri puis achevé, abouti par l’ensemble des techniciens et collaborateurs de plateau (je pense aux assistants mais aussi aux chefs électriciens et machinos, etc., tous ceux qui garantissent et s’investissent avec passion dans le projet).
Je passe les séances d’étalonnage, minutieuses, indispensables, complexes mais aussi passionnantes pour arriver non pas au parfait ou à l’irréprochable, non, non, pour arriver au JUSTE, ce JUSTE, ce VRAI, ce RÊVÉ qui est surtout le bonheur du réalisateur.
Je passe aussi ces angoisses qui nous habitent tous, ces doutes qui font que l’on rebondit souvent avec joie et enthousiasme sur une nouvelle idée, comme un jeu avec le metteur en scène...

Et tout à coup, ce rêve devenu réalité, qui prend forme après tant de semaines d’attente et de travail, qui déclenche cette incroyable étincelle dans l’œil du metteur en scène et qui déclenchera celle du public, s’écroule.
Une belle avant-première, une copie parfaite d’un film classique, un DCP sorti du travail de nombreux collaborateurs passionnés, des chercheurs, des artisans de l’image et donc du film (pas que de l’image) devient une copie non maîtrisée, claire, beaucoup trop claire au centre, dense sur les bords, grise et désaturée en couleurs, loin, si loin du " produit " validé quelques jours auparavant par les réalisateurs, le producteur et le chef opérateur...

Eh bien ! cela s’est passé dans une salle d’un grand complexe parisien, sur un ECRAN METALLISÉ, écran uniquement conçu pour la 3D alors que le film est en 2D classique, écran sur lequel peu des artisans du film ont reconnu le travail qui avait été fait et je peux le dire sans honte aucune, j’en ai pleuré à chaudes larmes, et avant tout pour le film, par pour moi, non pas pour moi.
On parle de respect de l’œuvre, on parle de respect du spectateur : alors il s’agirait d’aller jusqu’au bout de cette règle.
Et ce n’est pas l’argument du « mais le spectateur ne s’en rend pas compte » ou « mais c’est pas si dramatique » qui peuvent être entendus.

Nous nous targuons de posséder des outils de plus en plus performants, de plus en plus précis : A QUOI BON SI C’EST POUR DÉTRUIRE L’ŒUVRE EN FIN DE CHAÎNE ?
Encore une fois nous ne pouvons accepter de nous entendre dire que « ce n’est pas si dramatique » et je n’accepte pas que l’on puisse tromper le spectateur en lui proposant une vision du monde, un regard qui n’est ni celui du metteur en scène, ni celui du responsable artistique et technique de l’image.
Nous ne pouvons accepter d’être les seuls dans cette aventure de cinéma à se battre pour l’intégrité de l’œuvre et producteurs comme réalisateurs ne peuvent se permettre d’acter cet état de fait : c’est aussi et avant tout les vrais maîtres d’œuvre du film et nous nous devons de mener à bien le projet filmique jusqu’au bout ensemble.

Le progrès technique ne peut être un argument pour tuer "l'oeuvre" et la formater à l'image de l'esthétique dominante, insidieuse, qui s'installe via des médias et des hommes sans éthique. Ne transformons pas ce bel objet qu'est le cinéma en un supermarché où tous les produits sont fabriqués de la même manière.

Rémy Chevrin,

Vice-Président de l'AFC, Association Française des directeurs de la photographie Cinématographique

Rappelons que l'installation d'écrans metallisés n'est pas forcément obligatoire pour le relief. Les systèmes Volfoni, Xpand, Dolby et Panavision fonctionnent sur des écrans blancs qui ne dégradent pas la qualité des projections 2 D.

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Commentaires (2)

  • Invité - manice

    La CST s'oppose depuis longtemps aux écrans métallisés et le CNC l'a entendue : son président a dit le 7 mars(lors d'une manifestation organisée par la CST) que les salles seront dans l'obligation de respecter intégralement la norme Afnor du cinéma numérique d'ici 5 ans, ce qui est incompatible avec l'usage des écrans métallisés (du moins les écrans actuels car la technologie silver screen peut très bien progresser). <br />5 ans c'est long mais le CNC se voit sûrement mal imposer un changement d'écran immédiat aux exploitants qui viennent d'installer leur silver screen. Ca va surtout dissuader d'autres salles de suivre cette voie.

    1 J'aime Raccouci URL:
  • Bravo. Je suis tout à fait d'accord avec vous. Les écrans métalisés n'ont pas leur place dans les salles de cinéma. Ou alors il faut condamner les salles qui en sont équipées, à la 3D. En tout cas vous avez très bien expliqué le problème. Il faut respecter le travail de la photo. Mais comme vous le dites, il s'agit même de toutes les personnes qui ont travaillés sur le film. Je propose à Manice de créer une pétition en ligne contre les projections de films 2D sur des écrans métalisés. Cela afin de sensibiliser les exploitants, mais sourtout de faire bouger le CNC et la CST. Car se sont ces derniers qui sont responsables. Ce ne sont pas les exploitants qui ne sont pas forcément au courant des problèmes techniques.

    1 J'aime Raccouci URL:

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