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Bêta test |
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C’est la dernière batterie de tests avant le lancement d’un produit. Ces tests ultimes consistent à mettre, pour la première fois, un nouveau produit dans des conditions d’exploitation réelles auprès d’un certain nombre d’utilisateurs. Si le bêta test a été positif, ces utilisateurs deviennent définitivement propriétaires des équipements testés.
Thomson propose actuellement aux exploitants américains de participer à un bêta test du cinéma numérique. L’objectif est d’évaluer différents procédés (notamment le 2K et le 4K) et différentes marques d’équipements de projection dans 250 à 300 salles. La durée de ce test n’a pas été définie mais il pourrait se terminer dans le courant de l’année 2007. |
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certificat |
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Pour lire le fichier du film que le distributeur lui envoie sous forme cryptée, l’exploitant doit recevoir une clé qu’il doit être le seul à pouvoir utiliser.
Pour que cette clé spécifique puisse être générée, il faut que les équipements de projection installés dans chaque cabine disposent d’un numéro d’identification propre appelé certificat ; il faut par ailleurs que chaque film soit identifié par un code secret(connu seulement par le distributeur).
La clé que le distributeur (ou le prestataire mandaté par le distributeur) envoie à l’exploitant est une combinaison du certificat de l’équipement de projection et du code du film. Pour créer cette clé, le distributeur doit donc pouvoir accéder à une base de données recensant les certificats des équipements installés dans toutes les salles (de France par exemple).
La clé se présente sous la forme d’un code informatique composé de 128 caractères (comme les clés utilisées pour les transactions bancaires en ligne). Cette clé est envoyée à l’exploitant sous forme cryptée et ne se décrypte qu’une fois introduite dans le serveur, si les informations qu’elle contient sur le certificat correspondent bien à celui du matériel de projection. |
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compression |
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On estime que 1,2 tera-octets - l’équivalent d’environ 2000 CD - sont nécessaires pour décrire avec la meilleure précision possible (sous forme de « 0 » et de « 1 ») les caractéristiques des images et des sons d’un long-métrage de durée moyenne (1 h 30) !
La diffusion et le stockage des longs-métrages numériques seraient impossibles sans les techniques de compression qui permettent de réduire sensiblement la taille des fichiers. Compresser le fichier numérique d’un film consiste à « réduire » autant que possible la quantité de « 0 » et de « 1 »)pour faciliter le transport et le stockage des films numériques.
Parmi les algorithmes de compression les plus utilisés aujourd’hui figurent : JPEG (employé pour diffuser les images fixes sur internet notamment) et MPEG 2 (pour la télévision numérique). L’algorithme de compression choisi par les studios hollywoodiens pour le cinéma numérique s’appelle JPEG 2000.
Les méthodes de compression des fichiers de longs-métrages sont basées sur les redondances spatiales et les redondances temporelles des images.
Exemple de redondance spatiale : au lieu de mémoriser plusieurs fois des points aux caractéristiques strictement identiques, l’ensemble des points constituant une zone totalement unie d’une image par exemple, le système de compression repère la localisation et l’étendue de cette zone et mémorise les caractéristiques colorimétriques d’un seul de ses pixels. C’est ce qu’on appelle une forme de compression intra-image.
Exemple de redondance temporelle : au sein d’une même séquence ou d’un même plan, il y a obligatoirement des points communs aux différentes images qui se succèdent. Au lieu de stocker ces points plusieurs fois d’affilée, le système de compression repère la succession d’images dans lesquelles ce point se répète et ne garde qu’une fois en mémoire les caractéristiques du pixel.
Si, une fois compressé, le fichier numérique d’un film devient plus « léger » à transporter, il ne peut être utilisé tel quel pour la projection : une fois parvenu dans la salle de cinéma, le fichier doit subir une opération de décompression qui consiste à reconstituer chaque image du fichier en faisant fonctionner l’algorithme de compression dans l’autre sens. |
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contenus alternatifs |
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Ce terme désigne les programmes qui peuvent être diffusés sur grand écran en plus des films. Entrent notamment dans cette catégorie : les évènements sportifs, les concerts et les pièces de théâtre. Ces contenus peuvent être diffusés dans les salles en direct ou en différé. |
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d-cinema |
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Le d-cinema désigne l’ensemble des techniques de diffusion et de projection numériques sur grand écran dont les studios hollywoodiens, réunis au sein du DCI, ont publié les spécifications techniques à l’été 2005.
Ces spécifications servent de base à l’édification d’une norme internationale du cinéma numérique qui pourrait voir le jour courant 2007. |
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DCDM (digital cinema distribution master) |
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Le DCDM est au cinéma numérique ce que l’internégatif est au 35mm, c’est à dire la matrice à partir de laquelle sont réalisées les copies numériques des longs-métrages, baptisées DCP par les studios hollywoodiens.
Le DCDM est lui même issu du DSM ou master numérique du film. |
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DCP (digital cinema package) |
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C’est l’équivalent de la copie 35mm dans le monde numérique. On parle de copie numérique pour simplifier.
Cette copie numérique, constituée de différents fichiers de données (images, sons, sous-titres...), peut être transmise aux salles sur un support physique (un disque dur par exemple) ou encore par satellite ou par réseau (câble, fibre optique, ADSL).
Les DCP sont obtenus en dupliqunt le DCDM. Comme le DCDM, le DCP répond à un cahier des charges très strict défini par les studios hollywoodiens : il impose par exemple que les images stockées sur le DCP soient d’une résolution minimale de 2K ou encore qu’elles soient compressées selon une méthode particulière (le format JPEG2000).
Le respect de ces contraintes garantit aux professionnels de la diffusion (distributeurs, exploitants) une qualité de projection élevée. Il leur donne en outre l’assurance que leurs DCP vont pouvoir être joués sur n’importe-quel équipement de projection numérique (à partir du moment où cet équipement est lui même conforme aux spécifications techniques des studios). |
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Digital cinema initiative - DCI |
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Digital cinema initiative est le consortium formé en 2002 par les sept majors du cinéma - Disney, Fox, MGM, Paramount, Sony, Universal et Warner Bros - pour réfléchir sur les standards techniques et le modèle économique du cinéma numérique.
Les spécifications techniques du cinéma numérique que le DCI a finalisées en juillet 2005 vont servir de base au processus de normalisation internationale du cinéma numérique. |
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Digital light processing - DLP |
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Technologie de projection basée sur des micro-miroirs mobiles, mise au point par Texas instruments (démonstration du procédé : www.dlp.com). Les puces DLP équipent des projecteurs de cinéma mais aussi des rétro-projecteurs et des téléviseurs home cinéma. |
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DLP cinema |
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Qualificatif appliqué aux puces DLP les plus performantes : les puces DLP cinema, surnommées « black chips », permettent d’obtenir une qualité de projection numérique équivalente à celle du 35mm.
Les majors hollywoodiennes imposent que les projections numériques de leurs films soient effectuées avec des projecteurs dotés de ce type de puces, qui offrent une résolution de 2K, ou avec des projecteurs équipés de puces SXRD qui permettent de projeter des images de résolution 4K. |
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DSM (digital source master) |
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Le DSM est le master numérique d’un film ; il équivaut, dans l’univers du 35mm, au négatif original du long-métrage.
Le DCDM (équivalent de l’internégatif) et le DCP (équivalent de la copie 35mm) sont déclinés à partir de cette matrice numérique originale.
Dans leurs spécifications techniques du cinéma numérique, les studios hollywoodiens ont imposé un cahier des charges très strict pour la réalisation du DCDM et des DCP : pour que ces copies puissent être projetées dans n’importe quelle salle numérique, la matrice qui sert à dupliquer les DCP (le DCDM) doit respecter des caractéristiques précises : résolution (2K ou 4K), espace colorimétrique,organisation des différents fichiers contenus dans la matrice (images, sons, sous-titres,...), format de compression des données, etc.
En revanche, le DSM n’est soumis à aucune contrainte : le réalisateur du film reste libre de capter ses images avec les moyens qu’il souhaite (caméra 35mm, caméra HD,...). Il appartient ensuite au laboratoire numérique de réaliser un DSM à partir de l’élément fourni par la production à l’issue du tournage (copie 35mm, master HD,...)en scannant les images de cet élément s’il résulte d’un tournage sur pellicule. Puis le laboratoire conçoit le DCDM en se conformant aux spécifications techniques des studios et enfin les DCP.
L’une des compétences clé du laboratoire numérique réside dans sa capacité à réaliser les déclinaisons numériques successives (DSM, DCDM, DCP) en restant aussi fidèle que possible aux images de l’élément original fourni par la production. |
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e-cinema |
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Le e-cinema désigne toutes les techniques de diffusion numérique sur grand écran dont les performances sont inférieures aux minima fixés pour le d-cinema par les studios hollywoodiens dans le cadre du DCI.
Beaucoup moins chers que les systèmes d-cinema, les équipements e-cinema sont utilisés pour projeter les publicités et les contenus alternatifs (concerts, évènements sportifs, documentaires,...). Ils fonctionnent donc en complément des projecteurs 35mm qui continuent à être utilisés pour les films.
Certains producteurs indépendants acceptent que leurs longs-métrages soient projetés dans des salles e-cinema mais ces diffusions restent relativement rares. |
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encodage |
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Encoder un fichier de long-métrage consiste à la fois à compresser et à encrypter ce fichier en vue de le diffuser dans les salles de cinéma. |
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encryptage |
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Terme générique désignant les techniques utilisées pour protéger un film contre le piratage. Un fichier encrypté ne peut être lu par son utilisateur si ce dernier n’a pas reçu au préalable du distributeur un code mathématique, communément appelé clé, permettant d’accéder au contenu du fichier. Plus cette clé comporte de caractères plus il est difficile de la violer.
Pour empêcher qu’ils soient piratés pendant leur transport ou même une fois qu’ils sont parvenus dans les cinémas, les fichiers de films sont transmis aux salles sous forme cryptée. Ce cryptage s’apparente à celui qui est mis en oeuvre pour diffuser Canal+ avec des règles de sécurité encore plus contraignantes.
Pour décrypter le fichier numérique d’un film, l’exploitant doit disposer d’une clé qui lui est envoyée séparément (par internet ou sur une clé USB) et sous forme cryptée : elle ne se décode qu’une fois introduite dans l’équipement de projection auquel elle est destinée, si elle reconnaît le numéro d’immatriculation de cet équipement qui est gravé sur une puce placée dans un espace réputé inviolable de l’équipement de projection.
Une clé différente est générée pour chaque fichier. Les spécificaitons du DCI imposent que la clé soit constituée d’au moins 128 caractères, soit l’équivalent des clés utilisées dans la plupart des transactions informatiques dites critiques, comme les transactions bancaires. |
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European digital cinema forum - EDCF |
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Groupe européen de réflexion sur le cinéma numérique constitué de prestataires des technologies numériques, de professionnels du cinéma et de représentants d’institutions publiques soutenant le cinéma.
L’EDCF promeut la coopération des professionnels européeens et participe au processus d’élaboration des standards internationaux du cinéma numérique. |
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Interface |
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Le terme interface désigne à la fois :
. un dispositif qui permet de connecter deux équipements informatiques. Ce dispositif est plus ou moins complexe selon la connexion à établir : par exemple, celle qui relie un projecteur numérique à un serveur comprend le câblage, les prises de connexion sur chacun des deux équipements et la carte graphique grâce à laquelle le projecteur lit l’image que lui transmet le serveur
. un outil qui permet à un opérateur de faire fonctionner un équipement (on parle alors d’interface utilisateur). Ainsi les commandes d’un serveur et l’écran permettant de visualiser les programmes stockés sur le disque dur de ce serveur constituent une partie de l’interface entre l’opérateur-projectionniste et son équipement de projection numérique.
écran de contrôle (en haut à gauche) et boutons de commande d’un serveur Dolby
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interopérabilité |
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L’interopérablité est un des objectifs que les fabricants d’équipements de projection numérique doivent encore atteindre. Une fois acquise, cette interopérabilité signifiera que tous les matériels mis sur le marché (projecteurs d-cinema, serveurs, copies numériques,...) sont en mesure de fonctionner les uns avec les autres.
Cela voudra dire plus concrètement que n’importe-quelle copie numérique de film réalisée conformément aux standards du cinéma numérique pourra être lue par n’importe quel serveur puis projetée par n’importe-quel projecteur d-cinema, si ces derniers ont été eux aussi conçus selon les standards.
Cette universalité qui caractérise le standard 35mm est un préalable indispensable à la généralisation du standard d-cinema. |
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JPEG 2000 |
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C’est le format de compression choisi par les majors hollywoodiennes pour réduire la taille des fichiers numériques des films afin d’en faciliter le transport et le stockage.
Pour décompresser (et donc lire) les fichiers de films JPEG2000 une fois qu’ils ont été acheminés dans les salles, les serveurs installés dans les cinémas doivent être équipés d’un décodeur JPEG2000. En amont, à l’autre bout de la chaîne, les laboratoires qui préparent les copies numériques de films doivent être équipés d’un encodeur JPEG2000. |
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KDM (key delivery message) |
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le KDM est le message eléctronique dans lequel le distributeur fait parvenir à l’exploitant la clé qui va lui permettre d’exploiter le fichier encrypté du film (pour plus d’explications lire la rubrique : "sécuriser la diffusion d’un film").
Outre cette clé, le KDM contient deux informations :
la durée pendant laquelle cette clé peut être utilisée par l’exploitant pour décrypter le fichier du film (sachant que ce fichier reste stocké sous forme cryptée dans le cinéma tout au long de son exploitation si bien qu’il doit être décrypté à chaque projection)
les numéros d’identification ou certificats des équipements de projection sur lesquels le fichier du long-métrage peut être joué de manière décryptée.
Le KDM est un fichier numérique de très petite taille, que le distributeur peut envoyer aux salles par courrier (sur une clé USB) ou plus simplement par e-mail. Techniquement, rien ne s’oppose à ce que le distributeur fasse lui-même ses clés et les envoie aux exploitants ; mais le distributeur peut aussi faire appel à un prestataire externe spécialisé dans la fabrication (et l’envoi) de ces clés. |
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logs |
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En anglais, on utilise notamment le terme "logs" pour désigner les notes qu’on inscrit dans un carnet. Dans le jargon du cinéma numérique, "logs" désigne les informations sur les conditions de fonctionnement des équipements de projection numérique installés dans les salles.
Ces informations, qui sont reccueillies dans la mémoire des serveurs des cinémas, sont de différents types :
informations techniques sur l’état des équipements de projection : température, nombre d’heures d’utilisation de la lampe,...
Ces "logs techniques" permettent notammment d’assurer la maintenance à distance des équipements de projection
informations sur les conditions d’exploitation des films dans les salles : heure à laquelle la copie numérique (DCP) et la clé de décryptage (KDM) d’un film ont été introduits dans le serveur, heure de début et de fin de la projection numérique d’un film,...
Les spécifications des studios hollywoodiens préconisent que les distributeurs puissent accéder régulièrement à ces logs sur les conditions d’exploitation de leurs longs-métrages. Cela paraît indispensable dans le cas des salles de cinéma dont l’équipement de projection numérique est financé grâce au système des frais de copies virtuelles : comme le distributeur octroie une "prime à l’équipement" à l’exploitant à chaque fois qu’il lui envoie une copie numérique, il doit pouvoir vérifier que son film a été effectivement programmé dans le cinéma avant de payer cette prime. |
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MPEG II |
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Système de compression des données numériques utilisé pour de nombreuses applications, notamment la télévision numérique haute définition. MPEG a été majoritairement utilisé jusqu’à présent pour la diffusion du cinéma numérique en salles mais c’est un autre système de compression baptisé JPEG 2000 qui a été finalement retenu par le DCI, le groupe de réflexion sur le cinéma numérique rassemblant les sept studios hollywoodiens. |
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MXF |
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Comme les serveurs installés actuellement dans les salles de cinéma numérique ne sont pas basés sur les mêmes principes techniques (on dénombre notamment plusieurs systèmes de compression dont le JPEG2000 et le MPEGII), le DCI a imposé l’instauration d’une phase transitoire avant qu’une norme internationale rentre en vigueur.
Pendant cette phase, baptisée "MXF interop", les fabricants de serveurs doivent faire en sorte qu’un même fichier numérique de film puisse être lu sur n’importe-quel serveur (ce qui simplifiera le travail des distributeurs, quasiment obligés jusqu’à présent de concevoir un fichier particulier pour chaque salle). Cette phase « MXF interop » doit commencer fin 2005. Plusieurs fabricants de serveurs se revendiquent déjà MXF interop.
Pour schématiser, le format MXF est à la diffusion des longs-métrages en salles ce qu’est le format pdf pour la diffusion des fichiers entre ordinateurs : s’il est impossible de lire un fichier excel avec un autre logiciel qu’excel, ce même fichier excel "encapsulé" dans un fichier pdf peut être lu par n’importe-quel ordinateur doté d’un lecteur pdf. |
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N.O.C. (Network operating center) |
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Des cinémas numériques peuvent être connectées par réseau haut débit (ADSL, fibre optique) à un point central qu’on appelle le NOC. Ce PC peut avoir différentes fonctions :
superviser à distance l’état de marche des équipements de projection des salles d-cinema : grâce à la connexion haut débit, les opérateurs du NOC peuvent vérifier à tout moment l’état des fonctions clés des projecteurs et des serveurs et prévenir ainsi une partie des pannes.
Les intégrateurs des salles gèrent ce type de NOC qui est alors doté d’un centre d’appel : si un exploitant téléphone pour un problème technique, son interlocuteur peut détecter l’origine du problème à distance et définir immédiatement la meilleure solution pour le résoudre, en envoyant un technicien sur site si nécessaire.
Les NOC des intégrateurs peuvent aussi servir à mettre à jour les logiciels dont sont dotés les équipements de projection des cinémas : les installeurs utilisent le réseau pour implémenter les nouveaux logiciels ou les bouts de programmes rectificatifs que leur envoient les équipementiers dans les équipements d-cinema.
centraliser la réception de programmes (notamment des publicités ou des bandes-annonces) ou des clés de décryptage. Ce type de NOC est notamment mis en place par les circuits d’exploitation pour assurer la répartition des contenus numériques en fonction des besoins de chacun de leurs établissemets. Leur NOC centralise aussi les informations que les équipements numériques peuvent faire automatiquement remonter des salles (heures de début des séances, pannes éventuelles,...) puis les rediffuser à l’intérieur ou à l’extérieur de la société (aux différentes directions du circuit, aux distributeurs,...).
Les tiers opérateurs gèrent leur propre NOC : ils ont en effet besoin d’accéder directement à des informations sur la programmation des salles qui leur permettent de calculer les montants de frais de copies virtuelles que les distributeurs doivent leur verser. En outre, comme les tiers opérateurs garantissent aux distributeurs le bon fonctionnement des équipements de projection tout au long de la période de versement des frais de copies virutelles, ils doivent avoir un accès privilégié aux informations concernant l’état de fonctionnement des équipements.
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pixel |
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Alors qu’une image 35mm est formée de grains photochimiques aux formes irrégulières, une image numérique est constituée de carrés de taille identique appelés pixels (diminutif de l’anglais picture elements). |
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résolution : 2K, 4K,... |
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C’est le nombre de pixels que compte une image (on la calcule en multipliant le nombre de pixels par ligne d’image par le nombre de pixels alignés dans une colonne). Plus il y a de pixels dans une image et plus cette dernière supporte l’agrandissement.
les éléments carrés qui constituent cette image sont appelés pixels
Le 2K (c’est à dire environ 2 millions de pixels) constitue la résolution minimale choisie par le DCI pour les images de longs-métrages projetées sur grand écran.
Pour être exact, le 2K qualifie une image formée de 2 048 pixels par ligne et de 1 080 pixels par colonne. Le 4K désigne une image formée de 4 096 pixels par ligne et de 2 160 pixels par colonne (soit environ 4 millions de pixels).
Les projecteurs numériques équipés du procédé DLP cinema fournissent une résolution de 2K. Sony propose une gamme de projecteurs 4K fondés sur la technologie SXRD que la firme japonaise a elle même mise au point.
La résolution est, avec l’étendue de la gamme de couleur et le contraste (écart entre le blanc le plus lumineux et le noir le plus profond) un critère fondamental pour évaluer la qualité d’une image. |
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serveur |
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C’est avec le projecteur le deuxième élément clé de la projection numérique. Le serveur sert principalement à stocker et à lire les fichiers de films (en envoyant les images vers le projecteur sous forme d’un signal numérique).
Le serveur joue aussi un rôle primordial dans le dispositif de protection des films contre le piratage : c’est dans cet équipement que doit être introduite la clé de décryptage qui permet à l’opérateur projectionniste de décoder le fichier du film.
Le serveur permet enfin à l’opérateur de composer ses séances : il sélectionne dans la mémoire du serveur les fichiers des programmes qu’il veut projeter (film, bandes-annonces, publicités,...) puis il les classe dans l’ordre dans lequel il veut qu’ils soient montrés. Au lieu d’effectuer ces opérations en collant des bobines de films 35mm, il sélectionne ces programmes sur un écran (relié à la mémoire du serveur) à l’aide d’une souris.
Les spécifications du DCI préconisent que les établissements multisalles disposent à la fois d’un serveur central et de serveurs déportés dans la cabine de chaque salle.
Le serveur central sert à la fois à la réception des programmes numériques (films, publiciités,...) et à leur stockage (un serveur central est conçu pour stocker plusieurs dizaines d’heures de contenus au format JPEG 2000). Les opérateurs des salles envoient les contenus du serveur central vers les serveurs déportés (dont la capacité de stockage est nettement moindre) en fonction des impératifs de programmation de chaque écran. |
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SXRD |
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Un projecteur basé sur cette technologie, concurrente du DLP cinema de Texas instruments, a été présenté pour la première fois par Sony au début de l’année 2005. Le SXRD permet de projeter des images de résolution 4K, c’est à dire quatre fois supérieure à celle des images 2K.
Deux constructeurs proposent aujourd’hui des projecteurs basés sur la technologie SXRD : Sony et JVC. La gamme Sony compte deux projecteurs SXRD, l’un pour les écrans de moins de 15 métres, l’autre pour des écrans plus grands. Sony a présenté ce dernier au mois d’avril 2006 sur un écran de 17 mètres de base. Une nouvelle version de projecteur SXRD, destinée à des écrans de très grande taille (plus de 20 mètres), est prévue pour l’automne 2006.
Des explications complémentaires sur le SXRD sont fournies sur le site Sony. |
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Theatre management system (ou système de supervision) |
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Le TMS est un logiciel de supervision qui permet aux opérateurs d’un cinéma de piloter l’ensemble des équipements de projection numérique qui y sont implantés depuis un point centralisé. Les spécifications du DCI n’exigent pas des exploitants qu’ils se dotent d’un TMS mais cet équipement paraît indispensable dans les cinémas comportant plusieurs écrans numériques, notamment les multiplexes.
Le TMS assure trois types de fonctions :
gestion du stockage des programmes : le TMS gère le stockage de l’ensemble des contenus nécessaires à la programmation d’un établissement (films, publicités, bandes-annonces,...) sur une mémoire de stockage centralisée de forte capacité appelée librairie de programmes.
gestion des séances : cette partie du logiciel permet aux opérateurs de composer les programmes (films, bandes-annonces, publicités,...) destinés à chacun des écrans de l’établissement en sélectionnant les contenus dans la mémoire central. Une fois composés, les programmes des séances sont transférés sur les serveurs installés dans la cabine de chaque écran.
gestion des clés et des logs : cette partie du logiciel gère la réception des clés de décryptage et vérifie automatiquement la validité de ces clés par rapport aux salles auxquelles elles sont destinées et aux programmes auxquelles elles sont associées.
C’est aussi à ce niveau que sont stockées, lues, triées puis envoyées aux professionnels concernés (distributeurs, intégrateurs,...) les informations (ou logs) émis par les équipements de projection sur leur état de fonctionnement, sur le déroulement des séances (heure de début et de fin,.. ),... |
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Tiers opérateur |
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C’est l’agent qui sert d’intermédiaire entre les fabricants d’équipements numériques (projecteurs, serveurs,...), les distributeurs et les exploitants en assurant la gestion du système de financement par frais de copies virtuelles (FCV) : à chaque fois qu’un film sort en numérique dans une salle équipée par un tiers opérateur, celui-ci prélève des FCV auprès du distributeur. Puis il reverse ces FCV - une fois sa commission d’intervention déduite - à l’organisme qui lui a prêté les capitaux grâce auxquels il a acquis le matériel de projection numérique. La mise en place de ce dispositif suppose l’accord préalable des distributeurs puisque ce sont eux qui paient les frais de copies virtuelles.
A ce rôle de médiation dans le financement des équipements de projection numériques peuvent s’ajouter d’autres fonctions. Ainsi Arts Alliance, qui est pour l’instant le seul tiers-opérateur actif en Europe, se charge aussi de l’installation des équipements dans les salles, de la formation des opérateurs et de la surveillance de l’état de fonctionnement des équipements de projection numérique par l’intermédaire d’un NOC (network operating center). Comme Arts Alliance reste propriétaire du matériel de projection tant que les montants de FCV collectés n’en ont pas amorti le coût, il paraît normal que le tiers opérateur veille sur l’état de l’équipement jusqu’à ce qu’il en cède la propriété à l’exploitant.
Le premier tiers opérateur auquel les studios hollywoodiens ont accepté de confier ce rôle d’intermédaire dans la gestion des frais de copies virtuelles aux Etats-Unis est AccessIT qui a ainsi équipé près de 4 000 salles. |
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watermarking |
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Le watermarking consiste à inscrire des informations invisibles à l’oeil nu dans les images des films projetées sur le grand écran. Ce système est installé soit dans le serveur soit dans le projecteur de la salle.
Si au cours d’une séance, les images watermarkées sont filmées avec un caméscope depuis la salle ou la cabine de projection, ces informations pourront être lues ultèrieurement, avec un équipement spécial, sur toutes les copies illégales mises en circulation à l’issue de la captation, même si les images ont fait entre temps l’objet d’une compression.
Le watermarking fait partie des contraintes de sécurité que les majors hollywoodiennes ont décidé d’imposer à la diffusion du cinéma numérique. Les spécifications du DCI listent les informations qui doivent être inscrites en filigrane sur les images des films : date, heure et lieu de la projection.
Avec ce système, l’exploitant risque d’être l’unique personne inquiétée si une copie pirate issue de sa salle est détectée. Le watermarking obligera les exploitants de salles à être plus vigilants à l’égard des pirates mais ne permettra pas forcément de remonter jusqu’aux faussaires. |
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