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CinemaExpo (3) : Sony lancera son procédé de projection 3D début 2009
Le 27 juin 2008
Sony a organisé au cours de CinemaExpo des démonstrations d’un système de projection en relief encore en phase d’expérimentation. Si la qualité des images 3D a apparemment impressionné les professionnels conviés à ces projections, il faudra attendre encore quelques mois avant que le procédé soit commercialisé : Sony doit notamment travailler l’ergonomie de son système de manière à ce que les opérateurs-projectionnistes puissent l’installer ou le démonter rapidement sur les projecteurs de la gamme SXRD 4K s’ils doivent alterner projection en relief et projection « à plat ».
Le nombre de procédés de projection en relief se multiplie : Real D, Nuvision (rebaptisé Xpand après avoir changé de propriétaire), Dolby (dont le système 3D est désormais compatible avec des serveurs de marques concurrentes comme Doremi), Masterimage, Sony... et très vraisemblablement une sixième solution qui sera dévoilée à la rentrée.Tous ces prestataires croient donc au relief ; les studios hollywoodiens aussi : vingt films en 3D sont déjà datés aux USA, dont douze d’ici la fin de l’année 2009, et la production d’une vingtaine d’autres aurait déjà été lancée.
Y aura-t-il suffisamment de place pour tous ces procédés 3D et, à plus court terme, pour tous les films déjà datés ? C’est toujours la grande question aux USA où il semble que les négociations sur les montants des frais de copies virtuelles entre exploitants, distributeurs et tiers-opérateurs sont toujours au point mort.
Sony, ou plutôt cette fois Sony pictures, se lance aussi dans la distribution de contenus alternatifs aux USA : SPE distribuera cet été des copies numériques de « Rent » (une comédie musicale proposée depuis 12 ans à Broadway) et d’un spectacle de la troupe du Cirque du soleil. Après Disney, Sony est le second studio hollywodien qui décide de se lancer dans la production et la distribution de contenus alternatifs.
En Europe, ce type de programme fait une place de plus en plus large aux concerts classiques : XDC, déjà partenaire de DD distribution qui propose notamment des opéras aux salles de cinéma, vient de passer un accord avec la société américaine Emerging pictures qui détient les droits de distribution cinématographiques des opéras de la Scala de Milan. XDC réalisera les copies numériques de ces spectacles pour les salles européennes. Les films et les contenus alternatifs peuvent-ils faire bon ménage dans les salles ? Ceux qui proposent ces nouveaux programmes le font pour l’instant avec une certaine prudence.
CinemaExpo (2) : un deuxième circuit européen décide de passer intégralement au numérique
Le 24 juin 2008
Cineplexx Kinobetriebe, qui compte 193 écrans en Autriche, va convertir toutes ses salles au d-cinema. Une partie des coûts d’équipement sera financée par les frais de copies virtuelles que le tiers opérateur XDC - qui a désormais signé des accords de FCV avec l’ensemble des studios hollywoodiens- collectera auprès des distributeurs.
Le déploiement commencera au dernier trimestre 2008 ; au moins la moité des salles de chaque établissement Cineplexx doivent être converties avant la fin 2009. L’intégrateur Film Ton und Technik (FTT), avec lequel XDC a passé un accord de partenariat, assurera l’installation et la maintenance des équipements.
Ymagis devient le troisième tiers opérateur européen : trois studios hollywoodiens, Disney, Fox et Paramount ont décidé de contribuer au financement de l’équipement d-cinema des salles dont la société Ymagis gérera le passage à la projection numérique. Ces accords portent sur 5 500 écrans européens et sont valables pour dix pays (France, Allemagne, Autriche, Espagne, Italie, Portugal, Suisse et les trois terrtoires du Bénélux).
Ymagis entend proposer aux exploitants une formule souple leur permettant de choisir eux-mêmes leurs équipementiers - pourvu que l’offre de ces derniers soit agréés par les studios hollywooodiens - et leur intégrateur.
Les exploitants devront financer 20% à 25% du coût de leur équipement.Ymagis en financera le solde en collectant les contributions (frais de copies virtuelles) que paieront les distributeurs à chaque fois qu’ils diffuseront un film numérique dans un établissement. Ymagis peut aider les exploitants à trouver les solutions qui leur permettront de financer leur part d’investissement.
Nouveaux projecteurs pour les petites salles : Barco commercialisera à partir de l’automne 2008 le DP 1 200 destiné aux salles de moins de 12 mètres de base, dont les coûts d’acquisition et de maintenance sont mieux adaptés à la petite exploitation. Christie lance un projecteur du même type, le CP 2 000-M, basé lui aussi sur la puce 0,98 pouce de Texas instruments.
Nouveau système de projection 3D : la société coréenne Masterimage lance son système de projection 3D sur le marché européen. Le procédé est relativement simple puisqu’il repose sur une lentille polarisante fixée sur un axe, qui doit être posée devant l’objectif du projecteur d-cinema. Autre avantage, les spectateurs doivent porter des lunettes passives au coût unitaire modique (50 centimes d’euros environ) comme c’est le cas avec le procédé RealD qui équipe la majeure partie des salles d-cinema américaines dotées de l’option 3D. Ce système impose toutefois, comme celui de RealD, l’utilisation d’un écran spécial dit alluminé dont Masterimage assure qu’il convient aussi parfaitement pour les projections traditionnelles (ou « à plat »).
CinemaExpo (1) : le d-cinema continue à progresser lentement mais sûrement en Europe
Le 24 juin 2008
La principale annonce de la première journée de Cinemaexpo (lundi 23 juin) est venue de XDC : la société a conclu, comme prévu, des accords de financement par frais de copies virutelles avec Sony pictures et Universal et devient ainsi le premier tiers opérateur européen à pouvoir compter sur les contributions financières de l’ensemble des studios hollywoodiens pour déployer des équipements numériques dans les salles. Reste maintenant, comme l’a précisé le dirigeant de XDC, à rallier des distributeurs européens.
L’autre nouvelle importante a été publiée dans un numéro spécial de l’hebdomadaire allemand Filmecho Filmwoche consacré à Cinemaexpo : l’article en première page annonce que les exploitants, les distributeurs et les pouvoirs publics allemands ont mis un terme à leurs discussions sur le modèle 100 proposé lors du dernier congrès des exploitants allemands en avril. Malgré cet échec (que l’article n’explique pas clairement), les professionnels allemands semblent vouloir relancer une réflexion sur la mise en œuvre d’un modèle de financement national.
Filmecho remarque que la progression du marché allemand du d-cinema (145 salles à fin mai 2008) continue sous l’impulsion d’exploitants, de taille moyenne le plus souvent, qui financent eux-mêmes leur passage au numérique. Globalement, l’autofinancement a été, ces derniers mois, le principal moteur du développement du marché européen qui a connu une croissance de 40% en un an (908 écrans à la fin du mois de mai 2008).
La diffusion numérique des films progresse sensiblement comme l’a montré, lors d’une conférence, l’un des dirigeants du circuit britannique VUE (environ 600 écrans) qui a intégralement converti trois de ses multiplexes à la projection numérique : seulement 15% des 96 films diffusés depuis décembre 2007 dans l’un de ces établissements ont été projetés en 35mm (les bandes-annonces numériques n’étaient disponibles que pour un quart de ces films).
S’il est moins facile d’obtenir des copies numériques des studios en France qu’en Grande-Bretagne (où ces copies n’ont pas besoin d’être doublées ou sous-titrées), le dirigeant de CGR (élu exploitant international de l’année) a déclaré lors de cette même conférence que la croissance de l’offre de films numériques pourrait lui permettre d’abandonner la projection 35mm dans certaines de ses salles dès 2009.
Au cours d’une autre conférence consacrée aux contenus alternatifs, l’institut britannique Screen digest a dressé l’état de la diffusion de ce type de programmes en Grande-Bretagne, pays d’Europe qui compte le plus de salles d-cinema (279 à la fin juin) et où plusieurs sociétés sont actives dans la distribution de contenus alternatifs (Picturehouse qui en est l’un des pionniers, Arts Alliance qui développe cette activité parallèlement à celles qu’il mène en tant que tiers opérateur,...).
Le nombre de contenus alternatifs diffusés en Grande-Bretagne évolue sensiblement : 29 au premier semestre 2008 contre 25 durant l’année 2007 et les recettes générées par ces contenus ont doublé, tout en restant relativement marginales (1,5 millions d’euros environ au premier trimestre 2008). La majorité des contenus alternatifs proposés sont des opéras qui visent à attirer vers les salles des spectateurs d’âge mûr qui ne les fréquentaient plus.
60 salles CGR équipées en d-cinema
Le 9 juin 2008
CGR a annoncé aujourd’hui que 60 de ses écrans sont désormais équipés en numérique et que 21 salles sont en cours d’équipement dans les multiplexes de Blagnac, Lattes et Lanester.
La liste réactualisée des écrans convertis au numérique en France compte 128 salles réparties dans 48 établissements.
En dehors des salles CGR équipées durant les dernières semaines, cette liste accueille un écran indépendant, Le Bretagne de Saint Renan. Le Pathé Lievin, dont un écran figurait jusqu’ici dans la liste, n’y apparaît plus vu que la salle ne projette en fait qu’en 35mm.
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